Blogue : Le rêve d’être son propre patron

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Francois Munger

Journaliste chez MédiAT
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Qui n’a jamais rêvé d’être son propre patron? Le journal Les Affaires dévoilait d’ailleurs en juin dernier que c’est le rêve de 83% des Québécois . Combien ont le courage de se lancer dans le vide? Je l’ai fait en lançant MédiAT, il y a maintenant 4 mois. J’ai décidé de me lancer en bas de l’avion de la vie, sans parachute, pour vivre à tous les jours l’adrénaline de l’entrepreneuriat.

J’avais le goût de créer, de faire les choses à ma façon et de pouvoir faire ce que j’aime à tous les jours, du journalisme, de la production vidéo et de la production de contenu. Même si ce n’est pas toujours facile, je ne regretterai jamais le choix que j’ai fait. Un choix que j’ai fait aussi par amour pour mon milieu, j’ai même refusé des emplois stables à temps plein dans les médias pour rester dans ma ville d’adoption, Amos.

Les obstacles

L’argent, l’argent et encore l’argent  je crois que c’est le plus grand obstacle à surmonter quand vient le temps de devenir son propre patron. Voiture, essence, cartes d’affaires, équipement, cellulaire… et je pourrais en nommer encore longtemps des dépenses, il y en a des dizaines. Les premiers mois ne sont pas faciles et j’avais été avisé! Heureusement, je bénéficie du programme de soutien aux travailleurs autonomes, qui m’assure actuellement le salaire minimum et que j’ai eu accès au programme CréAvenir chez Desjardins pour faire l’acquisition de certains équipements manquants.

J’ai dû faire des choix par contre, couvrir le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue au grand complet, ça nécessite rapidement un plein d’essence, puis un autre, puis un autre… vous comprenez que parfois, les finances décident pour les déplacements de la merveilleuse MédiAT mobile.

Le compte de banque et mon frigo crient aussi souvent famine ces temps-ci, mais c’est le prix à payer pour devenir riche et célèbre…. euh non je blague voyons, je voulais dire : c’est le prix à payer pour vivre son rêve.

Savoir s’entourer

Si j’en suis rendu où j’en suis aujourd’hui, c’est que j’ai eu la chance de rencontrer des gens d’exception et  d’être entouré d’amis en or qui me supportent et en particulier, un petit groupe qui m’a ramassé à la petite cuillère quand j’ai voulu tout lâcher. Des amis sans qui j’aurais sûrement tout laissé tomber au beau milieu du plan d’affaire en criant  » J’y comprends rien… c’est fini je change d’idée ». Des amis que j’adore et remercie qui sont maintenant devenus comme une 2e famille ici à Amos, un petit groupe que l’on surnomme d’ailleurs  »La Famillia ».

En plus des amis, il faut aussi s’entourer de professionnels quand on en a besoin. Par exemple ne me parlez pas de faire de la comptabilité à la fin du mois, ça me donne des nausées, voilà pourquoi j’utilise les services d’une comptable.

Il faut aussi mentionner l’importance  d’autres entreprises et entrepreneurs qui croient en votre projet. Dans mon cas, je dois dire un gros merci en particulier à Orizon Mobile Abitibi, à toute l’équipe d’Imprimerie Harricana et à Zip Lignes .

Travailler sans compter les heures

Être entrepreneur, c’est aussi investir beaucoup de temps et d’effort, 40, 50, 60 heures par semaine et puis bof on ne les compte plus parce qu’en bout de ligne, ce qui compte et ce qui est le plus gratifiant, c’est le résultat en bout de ligne.

Et si vous aussi décidiez de plonger?

Vous avez une idée d’entreprise, un créneau que vous désirez exploiter? Pourquoi ne pas faire le saut dans le monde entrepreneurial? Qu’est-ce qui vous retient, ne soyez pas craintif, plongez, vous verrez, le rêve pourrait maintenant devenir réalité!