Crise à Val-d’Or: la SQ fait le point

photo: Archives François Munger, MédiAT
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Francois Munger

Journaliste chez MédiAT
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La Sûreté du Québec a fait le point ce matin sur la situation à Val-d’Or suite à la diffusion de l’émission Enquête la semaine dernière.  Martin Prud’homme, directeur général de la Sûreté du Québec a d’entrée de jeu précisé que 14 dossiers avaient été ouverts pour 11 allégations criminelles transmises au ministère de la sécurité publique. Les deux allégations d’inconduite sexuelle concernerait un policier, au début des années 80 qui est aujourd’hui décédé et un policier inconnu par manque d’information. Les 8 policiers faisant l’objet d’un retrait administratif sont visés par des allégations de voies de faits et d’abus de pouvoir.

Dossier Cindy Ruperthouse considéré comme un meurtre

Le DG de la SQ a confirmé que le dossier de Cindy Ruperthouse, qui était considéré comme une disparition jusqu’à tout récemment, est maintenant entre les mains de la division des crimes contre la personne qui traite des dossiers d’homicide.

«Dans la probabilité que cette personne là soit décédée, je vous réponds que oui » a déclaré Martin Prud’homme

La SQ confirme aussi qu’une personne a refusé de se soumettre à un détecteur de mensonge, sans vouloir en dire plus pour éviter de nuire à l’enquête.

Assez d’effectifs?

Monsieur Prud’homme a affirmé vouloir augmenter les effectifs dans le secteur de Val-d’Or dans les prochains jours. Il a cependant confirmé la nouvelle à l’effet qu’aucun policiers du poste 144 n’était en service actuellement. Lorsque questionné sur le fait que les policiers des autres postes pourraient cesser de desservir le secteur, il a annoncé qu’il devait rencontrer les effectifs aujourd’hui.

«Le retour au travail va se discuter cette après-midi (…) je ne suis pas inquiet que nos policiers, policières, qui sont très professionnels vont revenir au travail de façon graduelle »  a déclaré le directeur général de la Sûreté du Québec.

Former les policiers

La formation des policiers dans un milieu comme celui de Val-d’Or sera étudiée de près. Martin Prud’homme est d’ailleurs d’avis que d’avoir une équipe de réponse mieux formée pour répondre aux réalités locales ne peux qu’améliorer la réponse.