Procès Bresaw: le père de l’accusé témoigne

PHOTO COURTOISIE/LEON COUNTY SHERRIFF'S OFFICE
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Francois Munger

Journaliste chez MédiAT
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Le père de Justin John Bresaw est venu témoigner lundi au jour 5 du procès du procès de son fils. Visiblement ébranlé, il a raconté sa courte rencontre avec Justin au lendemain des événements de septembre 2012. Il est entre-autre venu décrire le moment où l’accusé a confessé avoir tué les 3 victimes avant de mettre le feu à la maison, affirmant également que son fils était au courant que la police était à ses trousses. Selon le témoignage, Justin Bresaw se décrivait comme un «homme mort »  lors de son passage au domicile de son père mais est demeuré tout de même calme tout au long de ses aveux.

Le père a également décrit l’accusé comme un enfant calme qui a connu une typique rébellion à l’adolescence et qui avait de la difficulté à l’école. Selon lui, son fils ne gardais pas ses emplois très longtemps et déménageait souvent.

Un pathologiste à la barre

Le pathologiste judiciaire André Bourgault était de passage à la barre en début de matinée, il est venu expliquer ses conclusions suite à l’autopsie des trois victimes. Selon son rapport, Jean-Guy Labelle était mort au moment du début de l’incendie, tandis que Diane Duhaime et René Deschatelets seraient décédés suite au brasier.

Les 3 victimes auraient subi un traumatisme cranio-cérébral avant de mourir. Le corps de Jean-Guy Labelle présentait des traces d’environ 5 impacts d’un objet contondant, majoritairement à la tête.

Le pathologiste affirme avoir remarqué la présence d’une odeur d’accélérant sur les 2 autres victimes. Selon le témoin expert, le décès de Diane Duhaime et René Deschatelets est attribuable en partie aux blessures subies avant l’incendie et au brasier. Les corps de madame Duhaime et monsieur Deschatelets présentaient aussi des marques de violence, dans le premier cas, en bonne partie à la tête en lien avec un objet contondant et dans le deuxième cas, à la tête et au dos, blessures qui auraient été infligées en partie par un objet piquant ou tranchant comme un couteau par exemple.