Val-d’Or: les premières nations interpellent les gouvernements

ARCHIVES
Suivez-moi

Francois Munger

Journaliste chez MédiAT
Suivez-moi

Les derniers articles par Francois Munger (tout voir)

Réunies en assemblée d’urgence aujourd’hui à Val d’Or, les chefs des premières nations se sont entendus sur les actions qui devront être posées par les différents paliers de gouvernement. Le Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Monsieur Ghislain Picard a exprimé les demandes concrètes attendues par les Communautés autochtones

Dans un premier temps, il a mentionné la responsabilité pleine et entière du gouvernement Couillard, face à la situation mise au jour par l’émission Enquête de Radio-Canada.

«Le premier responsable de cette crise à Val d’Or, c’est le premier ministre du Québec. Donc, on lui demande de tenir une commission d’enquête indépendante.» affirme-t-il.

D’une même voix, Les chefs ont sommé le premier ministre Philippe Couillard de tenir une rencontre dans les 24 prochaines heures avec les dirigeants des différentes communautés autochtones.

Le porte-parole du Premier ministre, monsieur Harold Fortin nous a fait parvenir une réaction par courriel en fin de journée.

« Le premier ministre a  toujours prôné  un ton respectueux dans ses échanges avec l’ensemble des chefs autochtones. Dans une relation de Nation à Nation,  il convient de maintenir cette façon de faire. Depuis vendredi dernier, nous avons agi rapidement en confiant l’enquête au SPVM et nous nommerons un observateur indépendant pour assurer une transparence la plus complète et maintenir la confiance du public envers le processus d’enquête en cour. De plus, deux ministres se sont déplacés à Val d’Or dimanche dernier et aujourd’hui, ils ont annoncé des mesures de soutien qui aideront à répondre aux besoins immédiats de la situation.  » peut-on lire dans ce courriel

D’autre part, Les Premières Nations exigent que le gouvernement fédéral lance une commission d’enquête sur les femmes autochtones assassinées ou disparues dans les 30 jours après l’assermentation de son conseil des ministres.

Quant à lui, le Chef de la Communauté de Pikogan, près d’Amos, Monsieur David Kistabish s’est dit agréablement surpris de la réponse des chefs à son appel. En effet, plus de la moitié des chefs des 43 communautés du Québec étaient présents. Le Chef Kistabish a demandé justice pour les femmes autochtones.

La Communauté Crie a par ailleurs, annoncé la suspension de leurs événements à Val d’Or, jusqu’à ce que des mesures concrètes soient mise en place pour assurer la sécurité des différentes communautés autochtones.