Le besoin de s’exiler dans la vingtaine

Dans la vingtaine, le besoin de s’exiler est omniprésent. Tout quitter pour découvrir le monde hors des limites d’une région ou d’un pays, ça a quelque chose d’excitant et de tellement enrichissant. Et la vingtaine est le moment idéal pour partir à l’aventure, que ce soit au Costa Rica, en Colombie-Britannique, au Brésil, en France, en Thaïlande… En discutant avec plusieurs personnes qui ont ressenti ce besoin criant au cours de la vingtaine, j’ai pu constater que le voyage est le remède à tout : peine d’amour, remise en question, besoin de changement, envie de sortir du système de société dans lequel on a grandi, etc.

D’où vient ce besoin?

La crise de la vingtaine, vous connaissez? C’est le phénomène, souvent inconfortable, qui se produit lorsqu’on devient de véritables adultes, lorsqu’on se voit attribuer des responsabilités que nous ne voulons pas nécessairement, quand on prend davantage conscience du monde qui nous entoure, quand on doit s’adapter à un nouveau mode de vie, malgré nous… Je suis certaine que simplement en le lisant, vous avez envie de tout fuir pour partir backpack au Panama. Il n’est pas nécessaire d’en dire plus, la crise de la vingtaine en soi est une raison valable pour ressentir le besoin de s’exiler.

Comment s’exiler comme un pro?

C’est bien beau de mettre sa vie québécoise sur pause pour aller en vivre une nouvelle ailleurs, mais il faut que cette nouvelle vie nous apporte quelque chose. Comment fait-on pour s’exiler comme un pro et en retirer un maximum de belles aventures et leçons? D’abord, il faut apprendre à dire oui à tout (ou presque!). Même quand ça nous fait peur. Même quand on est fatigués. Même quand on a l’impression que ça ne nous rejoint pas énormément. Dire oui à tout, ça permet de sortir de notre zone de confort et de créer des moments qui n’auraient pas eu lieu autrement.

Une autre façon de s’exiler comme un pro est de tenir un journal. Ça permet de prendre conscience de ce qu’on vit, de faire le bilan… Et de découvrir de nouvelles choses sur nous-mêmes.

Lors de mes échanges avec des jeunes stimulants et pétillants qui ont osé faire le saut de tout quitter pour partir à l’aventure, on m’a mentionné un élément qui, selon moi, est la clé d’un exil réussi: lors d’une telle expérience, il faut en profiter pour reconnecter avec son esprit créatif. Que vous soyez peintres, écrivains, mécaniciens ou infirmières, vous êtes tous des êtres créatifs et le voyage vous permettra sans doute de (re)connecter avec cette parcelle de vous que vous connaissez, parfois plutôt bien, parfois non. Prenez des photos, faites des croquis, écrivez…
L’exil dans la vingtaine semble être nécessaire. C’est souvent effrayant, mais au bout du compte, ça nous permet de reconnecter avec nous-mêmes et de s’offrir le plus beau des cadeaux: celui de s’ouvrir sur le monde et de le laisser nous influencer.

2 commentaires sur Le besoin de s’exiler dans la vingtaine

  1. J’ai quitté le Québec a l’age de 24 ans pour voyager 1 an en Australie. J’ai rencontré l’homme de MA vie en voyage . Nous sommes resté en Australia 5 ans et avons maintenant un garçon et un deuxième bébé en route . Nous vivons maintenant en Angleterre le pays de mon conjoint . Partir en voyage a été la meilleur décision prise dans ma vie.

  2. Je suis parti de l’abitibi dans la vingtaine pour aller à Québec, ce n’est pas aussi loin qu’un autre pays, mais le besoin de voir autre chose est là quand même. Je suis revenu à mes racines après quelques années, et maintenant, je suis bien chez moi, loin des bouchons de circulation.

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