Allégations contre des policiers de la SQ: Québec élargit le mandat du SPVM

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Francois Munger

Journaliste chez MédiAT
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Le gouvernement du Québec a annoncé aujourd’hui qu’il élargissait le mandat du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dans le but de faciliter l’accès aux femmes autochtones qui souhaitent dénoncer des gestes de nature criminelle qui auraient pu être posés à leur endroit par des policiers en sol québécois. En plus de cela, le gouvernement a mandaté  l’organisme Services parajudiciaires autochtones du Québec pour accompagner les femmes autochtones dans le processus.

« C’est ainsi qu’en plus de la ligne 1 844 615-3118 mise en place au SPVM, les femmes autochtones pourront désormais adresser leur plainte directement, si elles le préfèrent, à l’organisme Services parajudiciaires autochtones du Québec au numéro suivant : 1 888 844-2094. Ainsi, cela leur offre deux portes d’entrée différentes, soit avec un organisme qui a la confiance des communautés autochtones ou directement avec le SPVM. Nous encourageons vivement toute femme s’étant sentie victime d’abus de la part d’un policier de porter plainte », a indiqué le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire et ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

 

Le gouvernement ajoute également que l’organisme est aussi mandaté  pour rediriger les femmes autochtones vers le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) pour un accompagnement approprié des victimes suite à une plainte.

« Nous sommes très fiers que le gouvernement ait choisi de faire appel à notre expertise afin d’accompagner ces femmes autochtones. Nous souhaitons que celles-ci se sentent en confiance afin de dénoncer tout acte inacceptable. Nous allons leur offrir notre écoute et notre soutien afin que justice leur soit rendue », a souligné MmeMarcelle Thibaudeau, directrice générale des Services parajudiciaires autochtones du Québec.

Mandat plus large

Le ministre Coiteux a également annoncé qu’il avait demandé au SPVM d’élargir la portée du mandat d’enquête qui lui avait été confié dans le cadre des événements de Val-d’Or, à l’ensemble du territoire du Québec. Le corps policier aura donc juridiction pour toute  plainte visant un policier relevant d’un autre corps de police que le SPVM lorsqu’il sera question de femmes autochtones au Québec. Une demande a également été faite au directeur général de la Sûreté du Québec, M. Martin Prud‘homme, afin de transférer systématiquement au SPVM toutes les plaintes formulées par les femmes autochtones à l’égard des policiers de la Sûreté du Québec. La SQ devra également répertorier toutes les plaintes de nature criminelle provenant de femmes autochtones et impliquant des policiers au cours  des dix dernières années, excluant celles ayant fait l’objet d’une décision du Directeur des poursuites criminelles et pénales ou ayant été fermées à la suite d’une consultation de ce dernier.