Toi et tes humains

Salut l’Abitibi! Ça fait longtemps que je t’ai pas écrit. Ça fait déjà un bon moment que j’ai laissé mes doigts pianoter sur mon clavier pour t’écrire des mots. Mais c’est pour une bonne raison: j’étais en pleine exploration de ton énorme potentiel en montant des projets un peu fous en lesquels je crois tellement fort. Et c’est justement ça qui m’a inspiré les mots que je t’écris aujourd’hui. En me lançant des défis un peu irréalistes et en fonçant à mille à l’heure dans ma nouvelle vie de rêve, je t’ai découvert davantage et j’ai découvert les humains incroyables qui t’habitent. Ça fait presque 24 ans que je te connais et que je côtoie tes citoyens. Mais tu l’sais, c’est en vieillissant qu’on réalise toute ta richesse. Et c’est en vieillissant que j’ai pris le temps de m’attarder aux personnalités abitibiennes et ça m’a fait un bien fou de les découvrir, ces personnes-là que tu as dans la peau autant qu’ils t’ont dans la leur.

Au cours des dernières semaines, y a eu de la houle dans ma vie. Changement de cap, quelques gorgées d’eau (salée!), fortes bourrasques… Mon petit coeur a tremblé plus d’une fois. Mais tu sais quoi, belle Abitibi? Cette période-là a tellement été précieuse pour moi. Parce que j’ai été témoin de l’effet de la communauté, l’effet de TA communauté. J’ai reçu une immense dose d’amour de la part de tes humains, ceux que tu as bien élevés, ceux que tu as fait grandir, ceux à qui tu as donné de grandes leçons, ceux qui ont joué au hockey dans tes grandes rues désertes de février, ceux qui ont voyagé jusqu’à en découvrir chacun de tes petits secrets, ceux qui ont pêché et chassé à travers tes forêts, ceux qui ont découvert l’amour et à qui tu as fait vivre des moments de magie… Ces humains-là, qui ont essayé de te fuir à certains moments, mais qui se sont fait une joie de traverser le Parc La Vérendrye pour te retrouver. Ces humains qui regardent toujours vers l’avant, parce qu’ils sont conscients du potentiel que tu as à leur offrir… Ce sont ces humains qui m’ont fait vibrer, qui m’ont fait comprendre que la seule chose que j’avais à faire, c’était de suivre mon coeur. C’est de leur faute… Non, en fait, c’est grâce à eux, si je me suis donnée comme mission de travailler avec toi. C’est grâce à eux si j’ai transformé tes défauts en qualités et que j’ai décidé de faire de toi mon alliée.

Alors ma belle Abitibi, n’oublie jamais que ta plus grande richesse, ce n’est pas les mines ni les forêts… c’est les humains de coeur qui t’habitent!