CGER à Amos : la CCICA lance une pétition

Gracieuseté : Ville d'Amos

La tension monte entre les commerçants et la Ville d’Amos dans le dossier de la gestion de l’équipement roulant. La Chambre de commerce et d’industrie du Centre-Abitibi (CCICA) avait d’ailleurs fait part de l’inquiétude de ceux-ci la semaine dernière face au possible transfert de gestion vers le Centre de gestion de l’équipement roulant (CGER). Voilà maintenant qu’au lendemain de la deuxième rencontre tenue sur le sujet, la CCICA demande un sursis d’un an pour étudier les options. Une pétition a d’ailleurs été mise en ligne un peu plus tôt aujourd’hui. Dans son communiqué, la CCICA mentionne que la Ville d’Amos a accordé un délai de deux semaines, celui-ci est considéré comme insuffisant par la Chambre.

Les représentants de la Chambre de commerce ont aussi demandé à la ville d’être plus transparente dans le processus.

« La CCICA demande donc à Monsieur le maire et ses conseillers de rendre public les coûts reliés au projet et d’être transparente dans sa démarche. Nous, les commerçants, continuerons à vivre même si la ville transfère sa flotte au CGER. Bien sûr, nous sommes inquiets des pertes de revenus pour les entreprises. Mais les citoyens aussi devraient s’inquiéter des coûts supplémentaires qu’ils devront assumer au bout du compte. » déclare M. Roland Doyon, propriétaire du Canadian Tire, membre du conseil d’administration de la CCICA et membre du comité de commerçants de la ville

La CCICA a également invité les citoyens et commerçants à se rendre à la prochaine réunion du conseil municipal, qui aura lieu le 6 février prochain.

La ville va rendre l’information disponible

En entrevue, le maire Sébastien D’Astous assure prendre le dossier très au sérieux et affirme que la Ville est toujours en négociation avec le CGER. Le premier magistrat promet de rendre le plus d’information possible disponible lors de la prochaine séance du conseil municipal. Il ne cache pas que les coûts de gestion de l’équipement roulant augmenteraient, mais selon-lui c’est inévitable pour apporter des améliorations.

«On a fait un constat qu’il faut améliorer la disponibilité de nos équipements. Pour ça, il faut améliorer l’entretient, améliorer les garages et les équipement. Il faut également rajeunir la flotte. Peu importe la façon que l’on va le faire, cela aura un coût. Que ce soit par le CGER ou en sous-traitance.» mentionne le maire D’Astous

Toujours selon le maire, une transition vers le CGER viendrait consolider celui-ci et justifierait 3 nouveaux postes à Amos. Monsieur D’Astous ajoute que la décision n’est pas prise et invite la population à assister à la séance du 6 février prochain à 19h30.