Des lacunes dans l’intervention qui a coûté la vie à Thierry Leroux selon la CNESST

Photo: François Munger - MédiAT

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé ce matin les résultats de son enquête sur l’intervention qui a coûté la vie du policier Thierry Leroux le 13 février 2016 à Lac Simon. Dans son rapport, la CNESST retient comme cause principale des lacunes dans la démarche d’intervention policière visant à maîtriser un individu suicidaire et armé.

Dans un rapport, caviardé en partie pour éviter d’identifier publiquement des lacunes qui pourraient mettre en danger les policiers du Québec, la CNESST a demandé au Service de police de Lac-Simon, d’améliorer le système de communication des policiers sur le terrain et d’élaborer des directives de travail sécuritaires.

La CNESST fait le récit des événements

«Le soir de l’événement, le policier Leroux et son collègue reçoivent un appel pour coup de feu et se rendent à une résidence de Lac-Simon. À leur arrivée sur place, les policiers s’approchent de la résidence. Le policier Leroux discute avec une personne sur le balcon pendant que son collègue tente de voir ce qui se passe à travers les fenêtres du sous-sol, obstruées par la neige. Puis, les policiers décident de pénétrer à l’intérieur pour poursuivre l’intervention.

Plusieurs personnes sont présentes à l’intérieur de la résidence. Le policier Leroux entreprend une discussion avec une personne qui se trouve au sous-sol à partir du haut des escaliers tandis que son collègue discute avec d’autres occupants afin de comprendre la situation et de savoir s’il y a des armes à feu. Alors que les deux policiers poursuivent leurs interventions respectives, le collègue du policier Leroux entend celui-ci descendre rapidement les marches menant au sous-sol, ainsi que des cris et des coups de feu.

Dans les instants suivants, le collègue du policier Leroux conduit les occupants hors de la résidence et tente de joindre le policier Leroux par radio. En retournant dans la résidence, il aperçoit son collègue gisant dans l’escalier. Il ressort et appelle le sergent de garde pour demander du renfort. Vingt-cinq minutes plus tard, les policiers de la Sûreté du Québec arrivent, mettent en place un périmètre de sécurité et pénètrent dans la résidence. Ils se dirigent au sous-sol, où ils découvrent, gisant inanimés, les corps du policier Leroux et de l’auteur présumé des coups de feu, lequel s’était enlevé la vie.» mentionne le communiqué de la CNESST

 

L’organisme informera également l’École nationale de police du Québec et le ministère de la Sécurité publique du Québec des conclusions de son enquête.