Sors de chez vous – résumé du premier week-end

Déjà notre premier week-end de tournée terminé et on en revient à la maison avec la tête fourmillante d’idées. Une fin de semaine chargée mais qui nous a laissé le cœur léger, plein de fierté. On est fier d’habiter en Abitibi-Témiscamingue, d’habiter dans une si belle région, si pleine de citoyens impliqués, de belles initiatives et d’attraits diversifiés. Deux villes, deux jours, trois événements, on vous présente un résumé de nos découvertes!

Premier arrêt: On célèbre les 1 ans d’ouverture de l’épicerie gourmande La Tanière

Événement tout à fait fortuit, en fouinant sur Facebook un mardi après-midi, on est tombé sur la page de La Tanière, épicerie gourmande située à Val-d’Or. Quoi de plus parfait pour débuter une fin de semaine que de la bonne bouffe? On était emballé par le concept de la belle petite boutique avant même d’y mettre les pieds. Saveurs régionales, saucisses exquises, sauces piquantes, bières de micro-brasserie, fromages du Québec et j’en passe, la gourmandise est tout à l’honneur dans ce petit local de la 3e avenue. Nancy et Julien, les charmants propriétaires, accueillent les clients comme des amis et leurs conseils sont une mine d’or pour des accords bières et saucisses des plus harmonieux.

Pour fêter leur 1er anniversaire, La Tanière a opté pour des célébrations sans fanfare ni trompettes : dégustations et mixologie étaient au rendez-vous. C’était l’occasion parfaite pour goûter les innombrables produits vendus en magasin tout en sirotant un p’tit drink! On a quitté la boutique en roulant, en se promettant d’en faire notre nouveau spot gâterie par excellence. Gros props, La Tanière!

Deuxième arrêt: Le Festival Blues du plateau Boréal

On est arrivé sur le site du Festival Blues, dans le mignon quartier de Bourlamaque, dans les environs de 14h et gras comme des voleurs. Avec tout l’équipement qu’on avait à traîner, on a finalement réussi à perdre les livres pris en trop lors de notre précédent arrêt.

Nous avons été accueillis par Ginette, joviale membre du comité organisateur, qui nous remettait la programmation de la journée. Quelle ne fût par notre surprise de constater que pas moins de 12 activités nous étaient proposées en un bloc d’une demi-journée! Ils sont fous, ces Valdoriens!

On a débuté notre tournée du site par les nombreux kiosques disposés sur l’avenue Perreault. Il y en avait pour tous les goûts : stand gourmands, animation pour les petits, danse latines, démonstration d’animaux exotiques, art et objets vintages. Au loin, on entendait les groupes vedettes effectuer leur soundchecks sous le chapiteau et ça nous promettait une soirée de qualité. Après un délicieux arrêt cappucino au Bistro-Bar l’Entracte pour soigner nos pieds déjà un peu meurtris, nous nous sommes redirigés vers le coeur des festivités.

Vers les 16h, la fanfare Les Émeraudes de Senneterre est venue animer la scène secondaire avec ses reprises de chanson populaires en formule stage-band. La foule dense s’est laissé entraîner par le son des cuivres et certains ont même effectué quelques pas de danse, au grand plaisir de notre caméra! S’en suivi une performance impressionnante de la part du régiment Blackwatch, alors plusieurs joueurs de cornemuses ont remplacés la fanfare pour entonner leurs hymnes écossais. Le clou de l’après-midi!

Nous avons cependant été forcés de quitter prématurément la scène pour se rendre au premier 5 à 7 : Dwayne Dixon en formule solo à la Microbrasserie le Prospecteur. C’est dans une salle bondée que nous nous sommes faufilés, caméra à l’épaule, dans la foule disparate. Jeunes et moins jeunes étaient au rendez-vous pour écouter attentivement le blues-folk rythmé de Dixon.  On s’est même laissé emporter le temps de quelques chansons, oubliant presque notre rôle de média et appréciant le moment et l’ambiance feutrée du petit bar. Dernier arrêt 5 à 7, le Shawn Mcpherson band au restaurant l’Amadeus. Situé au bout du site du Festival Blues, dans une maison blanche s’apparentant à un immense manoir, nous avons pris place dans un restaurant plein à craquer. Dès notre entrée, la bénévole en charge de l’admission nous a laissé savoir que le restaurant étant complet, mais a généreusement accepter de nous laisser son trépied de placière pour que l’on puisse installer notre équipement. La musique du groupe rappelle grandement les belles années des décennies 70 à 80 de par la voix envoûtante du chanteur, l’apparence vintage des instruments utilisés et le costume de scène des musiciens. Technique vocale parfaite et musique nous faisant voyager dans une machine à remonter le temps, on a été charmé par Shawn et son groupe. Du bon blues enraciné comme on l’aime! C’est en tournant nos dernières images que l’orage est arrivé, un peu imprévu. On a donc décidé de faire un arrêt snack rapide pour revenir chez nous, parcequ’on savait qu’on aurait une journée tout aussi chargée le lendemain.

Dernier arrêt- Le Art-BQ de La Sarre

Première vraie visite à La Sarre pour nous deux, nous avions si peu d’attentes face à cette petite ville célébrant son 100e anniversaire. Nous nous sommes donc arrêtés au Bureau d’information touristique puisque des orages étaient prévus pour la journée et qu’on avait besoin d’un plan B au cas où le barbecue serait annulé. On y a rencontré la belle Audrey, la meilleure préposée avec qui j’ai discutée. Tsé, quand la passion anime quelqu’un? Audrey est l’incarnation même de cette passion. Pis en plus, elle nous a fait découvrir plein de belles places à visiter pour de futures capsules. Ça fait qu’on l’aime ben, Audrey !

On s’est donc dirigé vers le Carrefour Jeunesse emploi d’Abitibi-Ouest, en plein coeur du centre-ville de La Sarre. Dès notre arrivée sur place, on a été accueillis par Audrey-Maude, l’employée du Carrefour chargée du projet, qui nous a présenté le projet et expliquée un peu l’horaire de la journée. Le Art-BQ, c’est un projet qui a pris forme grâce à l’entente de développement culturel du Gouvernement du Québec et à la ville de La Sarre. C’est la municipalité qui a accordé une subvention au Carrefour Jeunesse pour revitaliser la ruelle près de leur bâtiment et l’artiste Stéphanie Gauthier, Rouyn-Norandienne, a pris part au projet avec plaisir. C’est ainsi qu’est né le Art-BQ, party mix entre l’art et le barbecue.

En avant-midi, on a pris plein de belles images alors que la fresque n’en était qu’à ses balbutiement, puis nous avons quittés pour une courte pause dîner. Nous avons été incroyablement surpris de constater, à notre retour, que l’oeuvre d’art avait presque doublée de superficie et qu’un bon nombre de gens s’étaient joint au mouvement. On a jasé une bonne partie de l’après-midi avec plein de personnes: des locaux, des participants aux différentes activités organisées par le Carrefour ainsi que les organisateurs de l’événement. On a relaxé, profité du beau soleil et écouté plein de bonne musique. Le Art-BQ, c’est ça, finalement! Au moment même où le fût de bière était prêt, où on avait installé le barbecue et sorti les hoy-doy, la pluie nous a surpris et on a eût d’autre choix que de remballer le matériel en vitesse. La fresque sera complétée sous peu (elle l’est probablement déjà à l’heure de la mise en ligne) et le barbecue sera remis à une date ultérieur. Gang de la Sarre, c’est un rendez-vous pour la deuxième partie du Art-BQ, suivez la page Facebook du Carrefour Jeunesse emploi d’Abitibi-Ouest ainsi que la page Abitibi-Ouest intense.

Ça fait que toi, habitant, visiteur de l’Abitibi qui penses qu’y’a rien à faire ici: Sors de chez vous!