Sors de chez vous- une fin de semaine en plein air

Dominique et Denis
Dominique et Denis

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Léger 2e week-end d’opération pour notre équipe (à deux on est quand même une équipe, mettons?) dans le cadre de cette chronique. On en vit des belles affaires, j’peux vous le jurer! Cette semaine, on a décidé de ne pas couvrir d’événement pour laisser toute la place au Festival d’Humour de l’Abitibi-Témiscamingue et on s’est plutôt concentrés sur deux attraits aux multiples possibilités.

Premier arrêt- Le Centre d’interprétation du Camp Spirit Lake.

Charmant petit musée fondé en 2011, le Centre d’interprétation du Camp Spirit Lake est fort de son histoire. En effet, on nous y met en lumière la dure réalité des camps de concentration des années de la guerre sale, plus communément appelée Première guerre mondiale. Actif des années 1915 aux années 1917, le Camp Spirit Lake, situé à La Ferme, a accueilli environs 1312 prisonniers, tous des immigrants Canadiens. C’est qu’à cette époque, les grandes puissances européennes avaient la crainte que ces immigrants ne se joignent à leur pays d’origine pour les attaquer de l’intérieur. C’est ainsi donc que les camps de concentration sont nés. Après avoir emprunté une jolie route sinueuse pour arriver sur place, nous avons été chaleureusement  accueillis par Lucille, qui sera notre guide le temps d’une visite. Elle nous laisse faire le tour brièvement, alors qu’elle est déjà en visite guidée avec un groupe très volubile. Les questions, les commentaires et les rires fusent dans la petite église aménagée. Ça nous laissera un moment pour prendre quelques vidéos des nombreux vitraux dans la salle, la lumière du midi étant magnifiquement perçante. Lucille terminant sa visite, nous discutons avec elle de l’origine du centre d’interprétation et de ses origines propres également, puisqu’elle arbore un délicieux accent anglophone.

La dame est impressionnante de par son savoir, elle nous raconte en long et en large l’histoire de la Guerre Sale, les raisons du conflit et l’implantation du camp en banlieue d’Amos, zone étant complètement boisée à l’époque. C’est d’ailleurs dans un fou rire généralisé que notre guide nous apprend que presque aucun prisonnier n’a tenté de s’échapper du camp. Les seuls téméraires y sont immédiatement retournés puisqu’ils ne trouvaient autour que de la neige et des arbres, donc pas grand-chose à manger. On ne pouvait cependant pas s’empêcher de sourciller par moment, puisque l’histoire de la Première Guerre mondiale n’est pas la plus belle à entendre. Mais comme le disait si bien notre guide : Elle n’est peut-être pas la plus belle mais elle existe tout de même et elle mérite d’être entendue.

Nous avons pas la suite décidé de profiter du magnifique soleil à l’extérieur et nous avons empruntés les vélos de location pour aller faire une petite balade. Ces vélos à l’apparence vintage sont prêtés gratuitement par le centre et vous permettront d’admirer les paysages magnifiques qu’offrent les villages de La Ferme et Trecesson. Profitez-en donc pour aller faire une petite randonnée à l’Arboretum de Trecesson, l’un des plus beaux sentiers de randonnée dans la MRC. C’est important de savoir être un touriste dans son propre lieu de résidence et on vous invite à vous informer sur les attraits offerts dans votre MRC. C’est agréable de se sentir ailleurs sans aller très loin!

Deuxième arrêt– Vivo SUP

Après une matinée de montage sur le futur site du Festival H20, c’est avec un peu de fatigue dans l’corps qu’on a quitté Amos pour aller rejoindre le Camping du Lac Marlon, à Rouyn-Noranda. On a eût la chance d’assister à un cours de SUP yoga à partir du rivage, tout en pic-niquant sur l’idyllique site du camping. À la fin du cours, nous avons rencontré Karène, la dynamique propriétaire de Vivo SUP, toute nouvelle entreprise implantée en région. Non seulement son entreprise est nouvelle mais elle est également l’une des seule en Abitibi-Témiscamingue à offrir des cours de planche à pagaie, en plus de la location de planches. De plus, l’offre de Vivo SUP est pas mal large: cours parents-enfants, d’introduction au SUP, de yoga, de sunset yin, de tonus et le combo yoga-introduction. Chacun y trouves son compte, finalement! Karène, amoureuse de plein air depuis toujours, a décidé de se lancer en entreprise pour une raison toute personnelle: enfin pouvoir profiter du soleil et de l’eau tout l’été! Bien entourée de sa mère, elle-même entrepreneure et de son frère, graphiste, sans oublier son père qui l’aide pour tous ses travaux manuels, la propriétaire de Vivo SUP peux  faire de sa passion son gagne-pain.

 

 

 

C’est avec plein de patience et d’entrain que Karène nous invite à s’asseoir en cercle pour débuter notre cours d’introduction au SUP. On commence à la base: comment tenir une planche, comment pagayer et comment se diriger dans l’eau. Une fois la leçon apprise, hop, à l’eau! On commence à genou et l’instructrice nous invite rapidement à se mettre debout. C’est là que ça pars: splouch à droite, splouch à gauche, on tombe tous à l’eau à tour de rôle et c’est pas mal drôle. Personne n’est épargné et l’eau est tellement chaude, on se croirais (presque) dans un bain! On essaie différentes manœuvres en plus des positions de yoga les plus difficiles à réaliser en équilibre, on a l’air un peu con mais on s’en fout. On a passé la plus parfaite des après-midi à barboter, à se faire bronzer et à rire sans pouvoir s’arrêter. C’est le coeur léger et les babines bleues de frette qu’on est finalement retourné vers Amos.

Ça fait que toi, habitant, visiteur de l’Abitibi qui penses qu’y’a rien à faire ici: Sors de chez vous!