Voyage au cœur de l’industrie minière

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Francois Munger

Journaliste chez MédiAT
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crédit : Diane Tell

Cette fin de semaine, je suis replongé dans mes anciennes amours, cette fois-ci en tant que visiteur. Pour vous mettre en contexte, il faut revenir aux années 2010 et 2011. J’étais à ce moment, plus petit, plus jeune, plus maigre et surtout, l’important dans l’histoire, j’étais guide touristique saisonnier pour la Cité de l’Or à Val-d’Or.

Après plusieurs années sans être entré dans les bâtiments de l’ancien site minier, je suis allé me replonger dans le passé et les souvenirs avec la visite complète.  Celle-ci avait précisément 2 buts: constater les changements positifs apportés depuis mon départ en tant qu’employé du site historique et savoir si je ne suis pas trop rouillé pour y retourner le temps de quelques visite. … Quoi? Y retourner?  Oui oui, j’aurai la chance d’enfiler mon survêtement orange quelques fois cette automne pour y animer des visites guidées qui seront sans doute bien spéciales.

J’ai donc pris le départ de 13h10 avec 9 autres personnes de différentes région du Québec et notre guide. Après une courte introduction à la surface, la présentation de certains équipements utilisés par les mineurs et la petite infirmerie de la mine, nous avons pris le chemin de la fameuse salle des paniers ou comme je l’appelle, la salle des pendus. C’est à ce moment que mon cœur d’enfant est revenu, j’étais excité comme un préadolescent dans un magasin de bonbons à l’idée de retourner sous terre. J’ai donc enfilé l’habillement nécessaire, installé la batterie et le casque et hop, j’étais prêt pour l’aventure.

Premier constat en arrivant dans le gros véhicule jaune qui a remplacé la fameuse grenouille il y a quelques années, le confort est maintenant assuré dans le transport des visiteurs jusqu’aux profondeurs de la terre. Une fois arrivé à 300 pieds, 91 mètres sous le plancher des vaches, c’est vraiment là que la vague de mémoires m’a frappé. Les anecdotes, les faits, même les visages de certains visiteurs me sont revenus en tête instantanément. J’ai écouté attentivement la guide expliquer chacun des chantiers, des machines et blagues de mineur tout en admirant le lieu unique. Le temps a passé extrêmement vite, j’aurais passé l’après-midi sous-terre, mais on devait remonter pour la suite, le labo, les chevalements et le treuil nous attendaient.

Après avoir expliqué le processus d’analyse d’un échantillon minier, notre guide annonce que nous devons revenir sur nos pas dans le laboratoire pour  »une petite surprise ». Je savais parfaitement qu’un moment que j’affectionne particulièrement allait se produire, un moment fort de la visite, toujours aussi impressionnant. Je parle bien sûr de la fameuse coulée d’un échantillon du creuset sorti tout droit d’un four sûrement plus chaud que l’enfer.

Quelques discussions sur l’or plus tard, nous nous retrouvons sous l’imposante structure du chevalement numéro 6, voisin du numéro 7. Même après des années, je ne me tannerai pas de constater à quel point ces installations sont gigantesques par rapport à la taille de l’or qui peut en sortir. La visite se poursuit ensuite à la salle du treuil qui, aussi impressionnant que cela puisse paraître, possède encore son plancher d’origine (années 30), malgré Le temps et l’usure.

La visite se termine ensuite tout près de la boutique. Celle-ci aura duré au total un peu plus de quatre heure, sans vouloir faire de mauvais jeux de mot, mine de rien j’ai eu l’impression qu’elle avait duré beaucoup moins longtemps tellement c’est captivant.

Je suis donc maintenant prêt à sortir de chez nous, sortir de mon beat quotidien le temps de quelques visites de La cité cette automne. En bonus, j’ai passé une très belle après-midi samedi !

Commentaires

2 commentaires sur Voyage au cœur de l’industrie minière

  1. Beau reportage et très heureux que cette visite t’a fait revivre de beaux moments et souvenirs. Encore merci pour ton aide ! Guy Édouard

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