La présentation du projet Horne 5 attire les entrepreneurs à Amos

Photo : MédiAT
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Francois Munger

Journaliste chez MédiAT
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Une centaine d’entrepreneurs des quatre coins de la région s’était donné rendez-vous ce midi à Amos pour la présentation du projet minier Horne 5 de Ressources Falco. C’est nul autre que monsieur Luc Lessard, Président et chef de la direction de l’entreprise qui est venu présenter les avancements, les échéanciers et les paramètres du projet d’envergure. Celui qui a œuvré par le passé chez Canadian Malartic et qui est parmi la haute direction de Redevances Aurifères Osisko a d’ailleurs tenu à lancer un message aux entreprises d’ici. «On va avoir besoin de tout le monde » a d’ailleurs exprimé monsieur Lessard lorsque questionné sur comment les entrepreneurs amossois pouvaient contribuer au projet. Selon lui, plusieurs liens directs seront créés avec les gens d’affaires de l’Abitibi-Témiscamingue afin de contribuer à la réalisation de la nouvelle mine. Des rencontres de maillage pourraient d’ailleurs se tenir dès cet été.

Tout au long de la présentation, il a été possible de constater l’ampleur de ce que s’apprête à accomplir la minière, alors que la construction du projet se chiffre à 802 millions de dollars US. Au total 800 emplois seront créés au cours des phases précédant les opérations régulières. Ce sont 500 travailleurs qui seront nécessaires pour faire tourner la mine à plein régime une fois en opération. Celle-ci a d’ailleurs une durée de vie estimée à plus de 15 ans.

Chez Falco, les choses vont très rapidement et l’échéancier est ambitieux. Advenant le cas où les autorisations ministérielles et environnementales arriveraient toutes dans les temps prévu, les opérations de dénoyage des anciens projets miniers où se situe le gisement (derrière la fonderie Horne, dans le secteur industriel principalement à l’ancienne mine Quémont) débuteraient cette année et se poursuivrait jusqu’en 2020. La construction de l’imposante usine pourrait débuter dans la 2e portion de 2019 pour se poursuivre jusqu’en 2021. Celle-ci sera d’ailleurs plus grande que celle de la mine Canadian Malartic.

Sur le plan de l’équipement, Ressource Falco prévoit avoir recours à des technologies de pointe afin d’exploiter le gisement composé principalement d’Or, d’Argent, de Cuivre et de Zinc. Une bonne partie de la machinerie souterraine sera d’ailleurs opérée à partir de la surface, ce qui permettra des temps d’opération maximisés. Les chargeuses, camions et foreuses seront donc en partie télécommandés.

«L’intention de Falco est d’optimiser le plus de secondes possible» a fait valoir Luc Lessard

Maquette 3d du complexe minier

La présence d’un ancien puits et de galeries existantes permettra également de faciliter la tâche pour l’exploitation. Même les bâtiments existants sur l’actuel site seront reconvertis pour être utilisés. L’aménagement du site devrait également être très compact ce qui doit créer un complexe minier avec une empreinte d’une taille relativement petite pour l’envergure des opérations qui s’y dérouleront. Rappelons que la minière prévoit extraire 220 000 onces d’or par années.  Le chevalement qui s’élèvera à une centaine de mètres au dessus du puits aura une architecture s’apparentant à celle de celui de la mine Goldex de Val d’Or

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Centre-Abitibi a offert son support à Ressources Falco et a affirmer être prêt à collaborer dans la création de maillages avec les entreprises locales.

 

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