La déprime post-FME

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Francois Munger

Journaliste chez MédiAT
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Une fois de plus cette année, j’entre dans ce qu’on ose appeler la déprime post-FME. Un moment pouvant durer entre quelques jours et quelques semaines après une fin de semaine aussi intense que celle que l’on vient de vivre. Ce moment où notre cellulaire ne n’alerte plus de la présence d’un spectacle surprise, ou la culture ne fait plus partie de toutes les heures de nos journée et où les belles rencontres avec les gens de l’industrie se calment.

C’est hier matin, le cœur gros, que j’ai tourné la clé dans le contact de la grosse bête bleue qui me servait de bureau, de campeur et de transport pour prendre la route vers un retour vers la vie normale. On va se le dire, ce fut une fois de plus, une méchante belle réussite pour ce festival que je porte dans mon cœur. Encore une fois, des moments magiques, des coups de cœur et des anecdotes inoubliables.

Photo: MédiAT

Cette année, petite différence qui a fait qu’on pouvait commencer les journées un peu plus tard, la traditionnelle émission des Deux Mathieu Presque Parfa’ à CFME avait été changée de case horaire, c’est donc à 18h qu’on prenait le contrôle des ondes avec Proulx et Larochelle aux niaiseries, moi à la mise en ondes et #LESGENS aux commentaires divertissants. Une heure en ondes à découvrir des artistes comme Dans l’Shed que l’on aura eu la chance de voir un peu plus tard au souper pro, un de mes coups de cœur de la fin de semaine d’ailleurs.

Jeudi, une fois l’émission terminée, quoi de mieux que de profiter du classique et délicieux méchoui pour se remplir le bedon avant de remplir notre tête de culture. Toute la gang a ensuite profité de la soirée pour tripper avec Random Recipe et The Brooks. Ne reculant devant rien, la troupe en a profité pour s’infiltrer quelques minutes sur la terrasse VIP pour croquer quelques clichés, saluer des amis qui s’y trouvait et repartir peu de temps après. Les Hôtesses d’Hilaire, que j’adore personnellement, s’exécutaient dans le chaleureux et bondé Espace lounge Hydro-Québec. Fidèle à ses habitudes, Serge Brideau rockait le look robe et donnais tout un show, comme on dit en Québécois!

Tout à coup, SURPRISE, une notification, un spectacle caché, à 2 pas de là, qui implique des burritos du Habaneros, ma tête ne fait que me dire OK GO, même si je ne connais pas du tout l’artiste qui y sera. On n’a pas été déçu, j’ai fait la découverte de Naya Ali qui a donné une prestation de feu, avec une foule tout aussi survoltée, crinquée à bloc par les filles de Random Recipe qui s’était jointe à la fête. Un show caché dans la ruelle que l’on qualifiera d’épique et un DÉLICIEUX burrito végé qui est finalement venu boucher un trou dans mon bedon de festivalier.

C’est finalement au spectacle de Klaus que j’ai terminé ma soirée. Après avoir lancé un concours comique pour les #2MPP aux petites heures du matin, c’est vers 1h15, quand mon corps a décidé que j’allais devoir aller me coucher, sachant qu’il restait encore 3 grosses journées, que j’ai regagné mon ancienne ambulance aménagée pour dormir un peu.

Vendredi matin, j’ai décidé de permettre à mon corps de profiter du beau temps et de faire un peu d’activité physique, j’ai donc décidé d’aller prendre une bonne marche pour aller voir la magnifique murale hommage à Richard Desjardins qui est presque complété, au retour de ma marche, les deux Mathieu me rappellent que c’est le traditionnel pool party Bonsound qui a lieu sur l’un des plus magnifique terrain privé de Rouyn-Noranda. On en profite, il fait beau, on fait de belles rencontres avec les amis JP et Karina, la musique est bonne avec le band qui s’exécute juste aux abords de la piscine et la limonade rentre bien. Cette fois-ci, on fait l’émission, je ramasse l’équipement vidéo pour une entrevue entre Kandle et notre chroniqueuse Kim et je prends, une mini pause du FME en retournant à Amos pour la fête d’une amie. Peu avant 23h c’est la cohue, mon cellulaire ne cesse de vibrer, l’incident du Paramount vient de se produire, mes collaborateurs sur place me font le topo de la situation, je complète la couverture de ce geste niaiseux à distance et termine mon mode FME pour la journée.

De retour samedi en début d’après-midi pour une entrevue avec Fouki, un peu de confusion dans ma tête, Kim et moi arrivons sur place, dans la grosse pluie, plus d’une heure trop tôt… prise 2 l’entrevue se déroule très bien, on range la caméra, je rejoins les #2MPP pour un verre à l’espace pro, question de discuter avant l’émission de 18h. Après une heure d’émission, tel des rock stars, la troupe quitte le studio pour retrouver nos amis de transport FME qui attendent gentiment à l’extérieur du studio avec la navette, nous devons d’ailleurs leur dire un gros merci. Les portables sont déposés dans le mobile MédiAT au passage, direction souper pro. Armé de mes bottes à l’eau, je tape du pied et danse à travers des dizaines de professionnels de l’industrie, jase de MédiAT, de projets à venir, de culture et bien plus. La viande est abondante et excellente, beaucoup de plaisir (et de vin) avec la sympathique gang de Greencopper  (ils sont derrière l’application du FME). On prends des photos, s’amuse, des choix douteux de chansons à chanter  commencent à se faire, la soirée s’étire, merde on a manqué Zach Zoya et Fouki! Direction la 7e pour intégrer la marée de monde qui attend avec impatience Loud. Une ambiance de fou, un show de feu, juste WOW, j’avais hâte, je n’ai pas été déçu! La soirée se résume ensuite à jaser, profiter de la  »vibe » du FME et finir au Morasse aux petites heures du matin.

Réveil difficile, dimanche se fait sentir, l’énergie prends un peu plus de temps à se joindre au corps le 4e jour du FME, mais il ne faut pas abandonner, une petite marche, 12 000 bouteilles d’eau et un gatorade, de retour en forme, petite jasette avec Caroline (SCARO)  sur la 7e avant d’aller rejoindre nos joyeux lurons pour déjeuner/dîner/souper au Pizzé. Une fois cette étape pratique réalisée, moi et Math Larochelle prenons la direction de l’Agora des arts pour écouter un peu Alexandra Stréliski pendant que notre Proulx d’Amérique recherche désespérément une prise pour brancher son cellulaire qui a les pieds dans la tombe. Des notes de piano magiques, mais un peu trop mollo pour nos cerveaux qui doivent être en ondes dans moins d’une heure pour la dernière de cette mini saison radio condensée, on quitte donc pour aller se préparer. Une émission bien chargée qui aurait pu durer pas mal plus qu’une heure et cette partie de l’aventure se termine. On profite un peu de l’ambiance sur la rue avec les DJ avant d’aller voir le spectacle de clôture. Je découvre Holy Two, change de soulier et me faufile dans la foule pour apprécier pleinement le spectacle pop électro planant des excellentes Milk & Bone. Un petit tour à la nuit métal question de faire le tour des types de musique dans la fin de semaine avant de se diriger au Diable Rond pour  Constellation Nightclub et manger quelques ribs au passage. Pour une bonne partie de notre groupe, c’est là que l’aventure s’est après cela que l’aventure se termine. Encore un peu trop réveillé pour me coucher tout de suite, j’en ai profité pour aller jaser/danser sur la 7e.

Maintenant, le FME est terminé, la vie tente de reprendre son beat normal, mais c’est difficile. Comment retourner à la réalité après une fin de semaine si magique. Une chose est certaine, FME, je t’aime d’amour. Tu nous fais vivre toutes sortes d’émotions à chaque année et nous donne le goût de nous séparer en 10 pour vivre tout. Tu nous fais faire de belles rencontres et grave des moments inoubliables à chaque fois. MERCI à toute l’organisation, le CA, les responsables, les bénévoles et l’ensemble de Rouyn-Noranda pour la belle fin de semaine.

À l’année prochaine, festival de mon coeur!