Environnement: et si on arrêtait d’attendre le gouvernement?

OPINION

Photo: Archives - MédiAT

Suite à la vague bleue qui a déferlé sur le Québec lors des dernières élections, on en entend des vertes pis des pas mures. Ben oui, les gens qui ont votés #toutesaufCAQ chialent sur le résultat du scrutin, les #onsedonnelegault chialent contre ceux qui chialent contre le gouvernement élu… Bref, ça finit pu de chialer! Un des arguments majeurs et l’un de ceux qui retient le plus l’attention, c’est tout l’aspect environnemental de la question. En effet, la CAQ, bien qu’ayant eût à la base un programme électoral assez chancelant merci, n’a prévu absolument aucune mesure en faveur de l’environnement. Pire encore, il se dit ouvert à de futures explorations minières sur notre sol Québécois… ouain! Vous pouvez me traiter de sale grano ou de ‘’solidaire à marde’’ mais considérant que notre terre se meurt, il serait peut-être le temps que plus de gens deviennent de ‘’sale grano’’ aussi.

 

T’sé, les élections, c’est pas la fin du monde. Comprenez-moi bien, je ne prends ici pas de parti mais je suis salement déçue du résultat (oups, j’ai pris parti!). Ce que je veux dire, c’est qu’on n’a pas besoin d’un gouvernement pour dicter notre façon d’agir. Pourquoi est-ce qu’on ne commencerait pas collectivement à faire plus attention à notre planète en posant de petits gestes d’une grande ampleur? Pourquoi est-ce qu’on ne ferait pas plutôt le contraire de chialer? Au lieu de se plaindre d’un gouvernement qui ne partages pas nos valeurs, on pourrait plutôt leur montrer la voie, paver le trottoir pis faire des choix de société intelligent, juste en se mobilisant.  Pas d’inspiration sur qu’est-ce qu’on pourrait faire pour aider notre terre malade? J’vous sort quelques idées pas folles-folles pour activer votre boîte crânienne. C’est simple comme dire bonjour en espagnol, promis!

 

On dit non au méchant plastique

Considérant qu’on a la meilleure eau au monde qui coule drette dans notre toilette, pourquoi on n’éliminerait pas complètement les bouteilles d’eau de nos supermarchés? On a juste à arrêter d’en acheter! C’est facile puis ça nous aide quand même à éliminer pas mal de plastique des sites d’enfouissement.

On pourrais aussi laisser nos sacs réutilisables dans notre auto pis , quand on arrive à la caisse pis qu’on les a oublié, demander â la caissière de nous attendre le temps qu’on ait les chercher. Je sais qu’elle va probablement rouler les yeux un peu en considérant la file qui s’allonge derrière sa caisse mais écoutez, si on fait tous ce p’tit geste-là, ça deviendrait normal. Imaginez le nombre de sacs de plastiques qui resteraient dans l’entrepôt à l’épicerie! Ils n’auraient probablement juste pas le choix de complètement arrêter d’en commander.

On pourrait marcher un peu plus

Au lieu de tourner en rond pendant 15 minutes pour trouver un parking qui est proche du magasin où tu veux t’arrêter, pourquoi est-ce qu’on ne le marche juste pas, ces 15 minute-là? En plus, sachant qu’on aura à faire de plus en plus de parking en parallèle au centre-ville, c’est une bonne manière d’éviter de pocker le char du voisin d’en face parce qu’on est pas habitué de faire ça des parallèles, à Amos!

 

Oui aux objets réutilisables!

Au lieu d’investir dans des articles de basse qualité dont on dispose aussi vite qu’on les achète, on pourrait penser à long terme, un peu. Magasiner des pailles réutilisables, acheter une brosse à dent en bambou, prendre des sacs à collation lavable ou même investir dans un papier parchemin lavable pour le four, c’est pas sorcier. Sérieux, prenez ça comme un one night versus un mariage : un est satisfaisant sur le coup seulement, l’autre l’est pour pas mal plus longtemps! On opte définitivement pour le long terme.

 

Pis finalement, trouvez-vous ça plus simple de poser des gestes concrets? On ne se cachera pas que ça demande un effort supplémentaire de se conscientiser, genre d’ajouter une couple d’ustensiles de stainless au lave-vaisselle parce qu’on utilise plus de jetables (aoutch le dur labeur) mais je vous jure qu’on se sent mieux après. De toute façon,  c’est à nous de choisir maintenant pour les générations futures : on laisse nos enfants vivre dans une planète en pleine dégradation ou on prend des actions concrètes drette là? Je vous l’avais dit qu’on avait pas besoin d’un gouvernement pour comprendre le gros bon sens!

 

 


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