Jour 98 – Se connaître en casse-tête

365 jours de peine d'amour

Michaël Bédard

Les derniers articles par Michaël Bédard (tout voir)

L’enfant.

L’enfant que j’étais.

L’enfant que j’étais est encore là.

L’enfant que j’étais est encore là tout près.

L’enfant que j’étais est encore là, tout près de l’adolescent.

L’enfant que j’étais est encore là, tout près de l’adolescent que j’ai été.

L’enfant que j’étais est encore là, tout près de l’adolescent que j’ai été qui est lui aussi resté.

L’enfant que j’étais est encore là, tout près de l’adolescent que j’ai été qui est lui aussi resté en moi.

En moi est resté l’adolescent que j’ai été, tout près de l’enfant que j’étais qui est encore là.

En moi est resté l’adolescent que j’ai été, tout près de l’enfant que j’étais qui est.

En moi est resté l’adolescent que j’ai été, tout près de l’enfant que j’étais.

En moi est resté l’adolescent que j’ai été, tout près de l’enfant.

En moi est resté l’adolescent que j’ai été, tout près.

En moi est resté l’adolescent que j’ai été.

En moi est resté l’adolescent.

En moi est resté.
En moi.

Moi.

Ce qui reste de moi.

Ce qui reste de moi est ce que j’ai.

Ce qui reste de moi est ce que j’ai déjà été.

Ce qui reste de moi est ce que j’ai déjà été quand j’existais.

Ce qui reste de moi est ce que j’ai déjà été quand j’existais pour de vrai.

Ce qui reste de moi est ce que j’ai déjà été quand j’existais pour de vrai, loin.

Ce qui reste de moi est ce que j’ai déjà été quand j’existais pour de vrai, loin d’être.

Ce qui reste de moi est ce que j’ai déjà été quand j’existais pour de vrai, loin d’être un adulte.

Loin d’être un adulte, j’existais pour de vrai quand j’ai déjà été ce qui reste de moi.

Loin d’être un adulte, j’existais pour de vrai quand j’ai déjà été ce qui reste.

Loin d’être un adulte, j’existais pour de vrai quand j’ai déjà été.

Loin d’être un adulte, j’existais pour de vrai.

Loin d’être un adulte, j’existais.

Loin d’être un adulte.

Loin d’être.

Être.

Être moi.
Être moi, c’est loin d’être un adulte.
Ce qui reste de moi, tout près de l’enfant que j’étais et de l’adolescent que j’ai été, est encore là.
Pour de vrai, quand j’existais est ce qui lui aussi en moi est resté.