Jour 173 – Le printemps sur glace

365 jours de peine d'amour

Michaël Bédard

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365 jours de peine d’amour, c’est le pari de décliner l’amour pendant un an. Il peut être polarisant d’écrire sur un sujet que tout le monde connaît, que tout le monde vit, mais qui est subjectif parce qu’il est différent selon celui qui l’expérimente. D’ailleurs, il n’est jamais vécu seul. Il est toujours accompagné d’un contexte, d’une situation. Majoritairement, depuis le début, il est associé ici à la rupture. C’est parce qu’il s’est terminé que nous sommes dans cette communication ensemble. En contrepartie, parfois, il se poursuit sans jamais s’estomper. Il est une pulsation qui ondule au rythme des périodes de l’année et qui ne s’arrête pas. Quand il est à son plus bas, il ne suffit que d’une tradition ancrée dans ses racines les plus profondes pour l’élever à son paroxysme. Ce soir, il s’agit d’un cas où l’amour est présent depuis toujours, bien vivant et au sommet grâce au folklore d’une amitié singulière. Il est possible de le décrire pour des raisons bien évidentes et il est à propos de le souligner, même s’il n’est pas de l’ordre de la séparation et qu’il n’est pas orthodoxe dans sa matérialisation.

Ce soir, l’amour, c’est la maison de mon enfance.

Ce soir, l’amour, c’est une soirée passée en compagnie d’une personne qui est dans ma vie depuis 23 ans déjà.

Ce soir, l’amour, c’est les séries de la Ligue Nationale de Hockey.

Ce soir, l’amour est vodka-coke.

Ce soir, l’amour, c’est une corrélation entre des rires de plus en plus sonores et des verres qui se vident.

Ce soir, l’amour, c’est l’amitié.

Ce soir, l’amour se sait sans avoir à être dit.

Ce soir, l’amour est simple.

Ce soir, l’amour est vrai.

Et ce soir, l’amour, c’est de ne pas avoir envie de t’écrire plus parce que…

Ce soir, l’amour est là et que j’ai envie de prendre soin de lui.