Jour 178 – Carreau

365 jours de peine d'amour

Michaël Bédard

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Les événements sont des fenêtres sur le monde. Lorsqu’ils surviennent, ils permettent d’entrevoir les comportements humains d’un meilleur angle. Dans cette perspective différente se matérialise une ouverture à la nouveauté provoquée par l’expérience d’avoir vécu. De là se dégage l’air frais de l’apprentissage, bouffée soudaine qui débloque les sinus du convenu, qui creuse des passages inattendus. La possibilité d’aller au dehors se présente, toute grande, grâce à ce qui a changé et ce qui était auparavant confiné se voit octroyer le droit à une issue. Sans être obligé de la franchir, il peut s’en servir pour observer ce qui gravite autour de lui pour mieux agir par la suite.

Face à cette nouvelle vision, la réaction de l’humain en dit long sur son tempérament. Celui qui s’assoit longuement devant analyse énormément. Celui qui l’ouvre sans toutefois en toucher le cadre prône une prise d’action dans la sécurité. Celui qui saute sans même regarder prend des risques. Celui qui ne la considère même pas préfère le confort. Celui qui la montre à ses amis a besoin de support ou d’attention. Celui qui regarde vers l’horizon sans trop s’approcher craint ce qui se trouve en bas. Celui qui n’a de yeux que pour le bleu du ciel ne fait que rêvasser. Celui qui pose des rideaux est traumatisé ou réfractaire aux changements. Celui qui l’agence avec le reste sait s’adapter. Celui qui cherche déjà à l’agrandir veut s’améliorer. Celui qui comprend la nécessité de sa présence le fait déjà. Celui qui la détruit a honte. Celui qui, ensuite, la reconstruit, guérit. Celui qui l’a bâti lui-même sait où il s’en va. Celui qui y fait attention prend aussi soin de lui. Celui qui en entretient l’extérieur prend soin des autres autant que de lui. Celui qui l’accepte continue de vivre.

Peu importe que ce soit le jour ou la nuit, quand un événement survient et qu’une nouvelle fenêtre s’ouvre, l’important, c’est de savoir pourquoi elle est là et vers quoi ou qui elle nous mène. Que l’on reste ou que l’on saute, il est impératif de savoir ce que l’on fait et pour se faire, il n’y a rien de mieux qu’une fenêtre pour y voir plus clair.