Le 2e procès de Bresaw est débuté

PHOTO COURTOISIE/LEON COUNTY SHERRIFF'S OFFICE

Le 2e procès de Justin John Bresaw s’est ouvert lundi matin devant l’honorable juge Étienne Parent au Palais de justice d’Amos. Celui qui a été reconnu coupable de meurtre au 1er degré envers Diane Duhaime, de meurtre au 1er degré dans le cas de René Deschatelets et de meurtre au 2e degré envers le chambreur Jean-Guy Labelle en novembre 2015, était présent et relativement calme en salle d’audience. Vêtu d’un chandail brun et de pantalons noirs, l’accusé portait une légère barbe et avait les cheveux courts.

À la lecture de l’Acte d’accusation dans le procès qui se déroule de façon bilingue, l’accusé a clamé son innocence en exprimant « I deny everything, I am being framed ».

Des retards possible

En ouverture du procès la procureure de la couronne a fait part de délais possible en raisons de procédures complexes pour faire témoigner les témoins qui sont aux États Unis. Elle a entre autres expliqué qu’une autorisation des autorités américaine devait être obtenue avant de faire témoigner les quelques 6 témoins prévus en sol américain via vidéo-conférence. Un point a également été soulevé face à la possibilité de faire témoigner un conducteur de camion des États Unis via cellulaire.

Apte à subir son procès

Bresaw, qui s’était vu accorder un deuxième procès par la Cour d’appel, avait par le passé été inapte, puis apte à subir les nouvelles procédures judiciaires. Selon les discussions tenues ce matin avant les témoignages, la défense n’aurait pas l’intention pour l’instant de soulever une quelconque inaptitude à traverser le procès.

Deux premiers témoins

La couronne a appelé à la barre ses deux premiers témoins ce matin. Dans un premier temps, monsieur Daniel Fortin, technicien en scène de crime à la Sûreté du Québec est venu faire part de ses observations, parler de sa méthodologie de travail sur les lieux du crime et présenter des explications sur différentes photos déposées en preuve. Il a également effleuré rapidement une expertise faite sur une voiture dans un garage de Montréal.

Dans un deuxième temps, c’est le locataire du logement du haut de la maison incendiée, monsieur Robert Louis-Seize qui a été appelé à la barre. L’homme âgé avait de la difficulté à se souvenir de la déclaration donnée en 2012. Les 2 parties ont accepté de prendre une pause afin de permettre de lui relire sa déclaration.

Le procès devrait durer environ cinq semaines.