Jour 213 – Du pareil au même

365 jours de peine d'amour

« 21 juillet 2016

No man’s land émotionnel

Sant Vincenç de Montalt, Catalogne

9:22

La gorge est nouée. Le cœur, quant à lui, est dans l’étau, en constante recherche d’air pour ne pas exploser. Tout ce qui monte redescend, mais rien n’est jamais stable. Tout bonheur, dès sa naissance, est déjà menacé par sa propre fin, par son éphémère. Comment empêcher les cœurs d’exploser et de tuer le bonheur avec eux? Comment réussir à faire primer l’amour dans une mer de feu? Croire? Survivre? Abdiquer? Faire confiance? Tant de pistes, concepts tous plus abstraits les uns que les autres et pourtant, il doit se faire un choix. Dans l’aveugle, nul ne vit.

Autant de mots pour une évidence, celle que l’on veut cacher : le choix ne nous appartient pas. Il est l’œuvre du destin. Tout ce qu’il reste à faire, c’est de tout donner… et d’espérer parce qu’il n’est pas question d’abandonner. L’enfant est mon archétype, soit, mais il est de tous les combats. Il s’adapte, se modifie, se métamorphose. Je suis l’enfant-roi, l’enfant-guerrier et je sortirai de tout ça la tête haute, enfant-héros.

21 juillet 2016

Peu avant la fin du monde

Sant Vincenç de Montalt, Catalogne

12:11

Devenez elle pour moi. Devenez son équivalent. Ou du moins, sa compensation. Jeune poète trop intense recherche havre de paix. Sans exutoire à l’intérieur de ma personne, je meurs. Alors, je me rabats sur vous, sous votre plus simple forme, votre plus pure expression. L’oxygène du souffrant. La douleur me noie, mais avec vous, un instant, je flotte. Une substitution de l’attention, ramification des palpitations. Pourtant, autant le sang s’éclaircit sur le moment qu’après, son noir devient plus menaçant que le précédent.

Arrêt total. Vouloir l’arrêt total. Des pensées du cœur, de l’endroit, des sensations, des sentiments, de l’éveil, des images, des souvenirs, des attaches, des envies, des émotions, des impressions, de la vie…

De la folie.

De l’amour.

De l’amour qui rend fou.

Reste plus que le néant. Le néant et vous. »

Elle non plus, ce n’était pas la bonne.