Jour 214 – Overheated

365 jours de peine d'amour

Michaël Bédard

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C’est éreintant de guérir. Pas à pas, dans des distances variables parcourues au quotidien, je m’efforce de continuer de marcher, sur le pilote automatique, sans trop souvent lever la tête parce que le sommet se rapproche si lentement qu’il ne semble jamais bouger. Ébloui, dans le contre-jour de ne pas y être, je distingue sa présence, mais ne saurai qu’il existe seulement quand mes pieds fouleront ce que j’essaie de ne pas trop imaginer. Je me concentre sur le processus, conscient qu’il est ce qui mène au résultat final sauf qu’il m’est impossible, surtout quand l’énergie est à la baisse, de ne pas l’entrevoir jusqu’à même le souhaiter. Dans l’envie d’être rendu, je veux sauter des étapes et j’essaie de courir. Chaque fois, tout est une entrave, une raison pour trébucher et m’empêcher d’aller plus vite. Essoufflé et continuellement blessé, j’arrête de m’écorcher, j’apprends de mes erreurs, je comprends que le parcours est à l’avant comme à reculons et je ralentis. Ce n’est pas grave, j’accepte maintenant l’évidence que la fin est prévisible depuis le début, c’est une montée de 365 jours, ni plus, ni moins.