Jour 231 – The Spectacular Now

365 jours de peine d'amour

Michaël Bédard

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Le titre est un référent trop complexe, mais il parle de lui-même. Te dire que j’ai des similitudes avec le personnage de Miles Teller dans ce film, encore pire. J’essaie de plus en plus de ne pas être hermétique, de te donner le droit de comprendre sans chercher. C’est ce que les mentors me conseillent. Est-ce que l’écriture peut avoir sa part de privée? Je pense que oui. Du moins, que le lecteur puisse avoir à faire des recherches s’il souhaite faire des liens. Qu’un peu comme dans les grandes œuvres, il y ait quelques clins d’œil de cacher un peu partout et qu’une structure riche soit la source des revirements de situation les plus marquants parce que c’est ce qui me touche dans l’art en général, cette capacité de surprendre le spectateur, que ce soit dans l’émotion comme dans l’arc narratif du récit. Cela, souvent, passe par la destruction des codes. À ce chapitre, te parler, non seulement de la rupture, mais du processus littéraire en est un bon exemple. C’est confrontant d’être opposés aux mécanismes. D’ailleurs, à ce sujet, je m’égare. Il ne faut pas aller plus loin parce que mon propos d’aujourd’hui n’est pas de l’ordre de mon parcours d’écrivain. C’est un texte sur mieux. Tout ce qui est couvert est le pourquoi du comment. Ce qui s’en vient risque d’être assez clair.

Dans ce besoin d’être constamment en train de vivre pleinement, j’ai toujours eu tendance à me reconnaître dans la descente aux enfers, comme si dans la débauche se trouve un vécu qui est en corrélation directe avec ce que j’éprouve au quotidien. C’est l’image qui se veut la preuve de ce qui se trame dans ma tête Jour après Jour. D’une bonne famille et chanceux d’une jeunesse presque parfaite, je représente quand même à mes yeux cette destruction que je valorise par ses personnages et ses emblèmes. Comme le personnage de Miles Teller dans The Spectacular Now qui est la proie d’un mal de vivre si violent qu’il ajoute de l’alcool à cette liqueur qu’il sirote au travail et qui, à la fin de la journée, conduit en état d’ébriété d’avoir bu sur une si longue période. En manque de courage, je n’enfreins jamais rien, mais je polarise. D’un côté, certains pensent que j’ai peur de tout alors que de l’autre, on me reproche de m’évader dans « les plaisirs » de la vie. Personne ne se décide et je suis au milieu des jugements, à vouloir être ce que je ne suis pourtant pas. En fait, c’est relatif, selon ceux qui sont interrogés.

Au moins, maintenant, mon titre est sans équivoque.