Jour 238 – Jinx

365 jours de peine d'amour

La franchise est à double tranchant. De t’expliquer mon système d’écriture représentait la possibilité d’établir des marqueurs de temporalité pour te permettre de mieux te situer et ainsi, d’inverser les rôles plus efficacement si tu étais pris par des élans d’empathie. Comme il m’arrive d’être à Jour avec sept textes d’avance, que parfois, je rattrape un court retard alors qu’à d’autres moments, j’écris presque en temps réel, le plus utile pour ta compréhension serait de toujours te signifier les conditions et les variables qui mènent à la production de ta lecture quotidienne, mais ce n’est pas constamment nécessaire. Ce serait peut-être plus facile de devancer la publication de ces mots, de les publier en date d’aujourd’hui, sauf que cela signifierait de tuer les quelques-uns que tu viens tout juste de lire et je suis avare quand vient le choix de donner la mort à ce que je ponds.

Encore une fois, je pense que je peux avoir confiance en ta créativité et ton imagination pour te croire capable de te mettre dans ma peau, moyennant un petit repère sur la période où ce chapitre est né. Plus tôt, je me suis souvent plaint de la température, peu clémente pour ma guérison. La neige, la pluie, le froid et le gris se sont succédé pour m’empêcher d’aller mieux. Jour 230, je t’écrivais en direct de l’été pour te démontrer que ma réflexion cheminait vers le bien-être. Il faut croire que je me suis saboté le moral d’avoir peut-être parlé trop vite: aujourd’hui, dans le passé, c’est lundi et les prévisions météorologiques indiquent huit jours consécutifs de pluie.

Donc, tu comprendras que, dehors comme à l’intérieur, ça ne va pas complètement mieux…