Jour 293 – Heartbroken

365 jours de peine d’amour

Michaël Bédard

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« Pour moi, un, de moins en moins, jeune joueur d’une équipe locale d’Amos qui rêve de se retirer en ayant vécu la conquête d’un titre, c’est un signe de l’été à venir. Lorsque nous avons perdu, si près du but, l’an dernier, ce sont les larmes aux yeux que je suis retourné au banc. J’étais prêt à m’apitoyer sur mon sort, convaincu que c’était ma dernière chance. Le sujet du Jour 212 m’a lancé une bière, puis une autre. Ce serait indécent de tenir le compte. La suite, c’est que nous avons fêté comme si nous avions gagné. Aux petites heures de la nuit, dans le bar qui nous commandite en frais de nom et de logo, nous nous sommes même permis de faire jouer We Are The Champions de Queen que nous avons chanté pour faire comme si parce que nous avions tout donné et qu’il faut parfois accepter, comme l’amour, que ce n’était pas suffisant.

Habituellement, c’est un aurevoir entre coéquipiers vers un hiver sans contact à part quelques-uns qui étaient déjà amis. Cette fois, l’équipe était si spéciale que nous nous sommes vus durant la saison morte, l’objectif de gagner ensemble derrière la tête presque en tout temps, et c’est eux que je suis allé rejoindre après avoir vu Liverpool triompher après une seconde occasion à essayer. Nous pensions, comme eux, que notre tour, c’était en 2018, mais c’est cette année et ça commence ce soir. »

– Jour 226

Aujourd’hui, c’était la finale.

Dans l’amour et le sport, ce n’est, plus souvent qu’autrement, pas comme dans les films de Disney : il arrive parfois que ce soit les méchants qui gagnent.