Lundi, 27 mai 2024

Un troisième genre prend de l'ampleur: Comprendre cette nouvelle réalité

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Guylaine Beauchemin
Guylaine Beauchemin
MédiAT
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Les identités de genre gagnent en popularité sur Tik Tok et les nouvelles régionales. Les jeunes s'affichent et démontrent la discrimination faite par des intervenants policiers à leur égard. Toutefois, il est encore difficile de comprendre, pour une région de l'Abitibi-Témiscamingue, qui est habituée de ne pas accélérer le changement, qu'il peut exister une autre façon de s'identifier qui, au final, n'a aucune étiquette ou identité biologique.

L'ignorance et le manque d'éducation envers ces non genrés peut apporter confusion dans la tête des gens. Ne comprenant pas, il est facile de stigmatiser et discriminer ceux qui se présentent avec ou sans identité masculine et féminine.

« S'identifiez comme trans [...] n'est pas un indice d'une mauvaise santé mentale, la discrimination qui vient par rapport à ça est très forte par contre. Ce qui fait que tu vas voir des gens qui sont trans, les statistiques sont plus hautes par rapport à ça. C'est une cause à effet, mais ce n’est pas la raison. », explique Claudine Plante qui travaille avec les jeunes dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue.

Un troisième genre

Il est faux de croire que ces identités sont nouvelles. Les identités de genre ont toujours existé selon les recherches de Claudine Plante. C’est quelque chose qui était tabou au même titre que l’homosexualité. Cependant, avec la nouvelle génération, les jeunes veulent exprimer et ils ne craignent pas d’affirmer comment ils se sentent et qui ils sont.

Les premières nations partout dans le monde, parlait d’un troisième genre, qui a toujours existé comme étant le « Two Spirit », ce qui signifie qu’ils portent les deux genres. Elles étaient des personnes acceptées au sein de leur communauté.

« Une personne qui était de troisième genre […] était souvent considérée comme quelqu’un qui avait des connaissances que d’autres n’avaient pas, comme chaman. », démontre Claudine Plante, animatrice de jeunes.

Inclusion

Il est facile de s’y perdre avec toutes les explications, cependant le respect de l’autre est l’une des meilleures façons d’aborder la situation.

Il ne reste qu’à voir comment les infrastructures des entreprises, des services publics et des organismes changeront pour mieux inclure tous les genres dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue.

Regardez l'épisode complet de Parlons-en d'l'Abitibi-Témiscamingue.