Compressions chez Bell Média en Abitibi-Témiscamingue

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Bell Média aurait décidé de supprimer au moins deux postes en Abitibi-Témiscamingue soit un journaliste et un producteur. La section régionale de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec a d’ailleurs vivement réagi à la suppression d’un membre dans l’équipe affectée aux informations principalement chez Énergie.
« Malgré la pandémie, la situation économique de notre région reste solide même si certains secteurs ont été fragilisés. Cette coupure de poste est un exemple de plus que la convergence des médias et salles de nouvelles n’aide en rien la sauvegarde de l’actualité locale et régionale », déclare Yvon Moreau, président régional de la FPJQ.
Les employés de l’entreprise ont été informés hier de la nouvelle. Seulement deux journalistes seront maintenant affectés aux informations pour les deux antennes de Bell en région.
« Chaque suppression de poste fragilise le droit du public à l’information. La population a besoin d’avoir accès à du journalisme de qualité et encore plus en 2021, avec toute la désinformation propagée sur les réseaux sociaux. Ces coupures démontrent une nouvelle fois la nécessité de légiférer pour forcer les superpuissances numériques à payer pour le contenu qu’ils piquent aux médias traditionnels en ne leur versant que des miettes. Le gouvernement fédéral doit agir tel qu’il l’a promis. Et que personne ne se leurre : l’apparence d’ouverture de certains géants du Web ne suffira pas, ça prend rapidement une loi », insiste Michaël Nguyen, le président de la FPJQ.