«La Horne ne répond pas aux attentes» – Comité ARET

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Le comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) demande aux élus d’agir pour abaisser le taux d’arsenic émis par la Fonderie Horne dans l’air pour atteindre la norme québécoise de trois  nanogrammes par particule d’ici la fin de l’année. Le comité est clair : Pour eux, le document produit par la fonderie ne répond pas aux attentes.

Si le comité espérait que le plan de la Fonderie Horne respecte la norme d’arsenic provincial, la porte-parole, Mireille Vincelette est très déçue à ce niveau. 

«On ne fait jamais référence à la norme de 3 nanogrammes par particule dans l’air ambiant et les délais pour la réduction sont sur une durée de quatre à six ans et cela, si le projet-pilote fonctionne, a-t-elle expliqué. Autrement, on ne voit pas de plan B.»

Le comité demande donc au gouvernement un échéancier et des cibles clairs à atteindre pour que fonderie puisse se conformer et le respect des études menées par la Santé publique.

«On rabroue énormément l’étude de biosurveillance menée en 2018, a rapporté la porte-parole. Pour nous, les personnes les plus objectives, c’est bien la Santé publique. On devrait plutôt suivre leurs recommandations.»

Dépôt d’une pétition

Une pétition a été déposée au conseil municipal de Rouyn-Noranda. Le Comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) déposera le document de 3342 signatures à l’Assemblée Nationale.

Le dépôt devrait être fait la semaine prochaine. Une centaine de médecin aurait d’ailleurs signé le document. 

Le gouvernement du Québec est demeuré silencieux depuis le dépôt du plan d’action de la fonderie Horne en décembre. Contacté par L’ACTU, la Fonderie Horne a préféré réserver ses commentaires sur le rapport du comité Arrêt mentionnant qu’il s’agissait davantage d’un document adressé au gouvernement.