Une étude pour la réhabilitation du Lac Osisko

Le professeur Mostafa Benzaazoua collaborera avec l’entreprise Technosub sur un projet de recherche intitulé Caractérisation des sédiments anthropisés du lac Osisko. Un milieu anthropisé se dit d’un milieu qui s’éloigne de la naturalité. (Photo : MédiaT)

Trois professeurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ont reçu des bourses totalisant 75 000$ grâce au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. (CRSNG) pour réaliser des études en collaboration avec trois entreprises de la région. Le professeur, Mostafa Benzaazoua, amorcera une étude visant la réhabilitation complète du Lac Osisko.

Les projets de recherche retenus visent à résoudre des problèmes vécus par des entreprises et se dérouleront sur une période d’un an. 

Réhabiliter le lac Osisko

Le professeur Mostafa Benzaazoua collaborera avec l’entreprise Technosub sur un projet de recherche intitulé Caractérisation des sédiments anthropisés du lac Osisko. Un milieu anthropisé se dit d’un milieu qui s’éloigne de la naturalité.  

Grâce à une subvention de 25 000$, l’objectif est de réaliser un large échantillonnage des sédiments à différents endroits du lac Osisko, suivi d’une caractérisation approfondie de ces sédiments. L’objectif ultime est la réhabilitation complète du site. 

«Le projet est bien avancé au niveau de l’échantillonnage et de la caractérisation des sédiments, a précisé M. Mostafa Benzaazoua. Maintenant, nous sommes rendus à développer la technologie pour retirer ces sédiments du lac. On ne peut toutefois pas le faire n’importe comment parce que sinon, les sédiments vont se retrouver en suspension et l’eau va de nouveau être contaminé.»

Il faut donc un contrôle le plus total des sédiments pour y arriver.

Plusieurs partenaires sont impliqués dont la Ville de Rouyn-Noranda qui demeure à l’écoute de ce projet ainsi que le Collectif territoire qui agit comme chef d’orchestre notamment pour la recherche de financement. Si l’équipe peut confirmer d’autres sources de financement, des tests sur le terrain pourraient être réalisés dans un avenir rapproché. 

Diminuer l’impact environnemental des mines

De son côté, la professeure, Lucie Coudert collaborera avec Lamothe, Division Sintra, qui souhaite valoriser  les rejets produits lors du lavage des camions de béton.  Le projet vise à développer des connaissances sur le potentiel de valorisation de ces rejets et leur application dans le secteur minier.

Finalement, le professeur, Éric Rosa, a reçu 24 990$ pour un projet en collaboration avec Eldorado Gold et portant sur les sources d’azote découlant des résidus d’explosifs non détonnés ainsi que les produits de transformation des cyanures. Les données serviront à établir un protocole visant la réduction des sources d’azote ammoniacal et l’optimisation des approches de gestion et de traitement des effluents.