Lundi, 27 mai 2024

Covid-19 : Le milieu culturel surveille la situation

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Mathieu Proulx
Mathieu Proulx
MédiAT
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Le Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue est au travail pour accompagner le mieux possible les acteurs du milieu culturel en période de crise.

Un sondage a été mené du 15 au 30 mars et a révélé que 37% des répondants ont subi des pertes de 2000$ , 19% ont subi des pertes allant de 2000$ à 10 000$ tandis que le reste évalue ses pertes à plus de 10 000$.

Ce qui amène la directrice générale, Madeleine Perron, à croire que la mesure pour le soutien aux travailleurs autonomes est intéressantes pour combler les pertes pendant la crise. Pour les entreprises et les organismes à but non lucratif comme les écoles de danse, de musique, il faudra continuer de suivre la situation. Mme Perron observe aussi qu’il existe des clientèles atypiques et que les personnes qui pourraient tomber dans une craque devront aussi obtenir un soutien.

«Souvent, les entreprises culturelles et leurs revenus sont cycliques, a-t-elle expliqué. Quand tu es en production, il se peut que tu aies plus de revenus que lorsque tu es en planification par exemple. Les représentations sont faites en ce sens-là, pour voir comment on peut compenser.» Au Conseil de la culture, Mme Perron mentionne que la tâche actuellement est d’accompagner le milieu culturel pour avoir accès au financement existant et au financement futur. «On veut aussi identifier ceux qui n’auront pas accès aux financements et voir à mettre des mesures en place pour s’assurer que toutes les clientèles puissent être soutenues ou du moins entendues», a-t-elle poursuivi.

L’opposition soulève des inquiétudes

Le dossier est suivi également au niveau de l’Assemblée nationale. La députée solidaire de Taschereau, Catherine Dorion, s’inquiète pour les entreprises culturelles qui risquent de ne pas profiter des programmes annoncés par le gouvernement fédéral.

Selon elle, les critères fixés en fonction de la baisse des revenus de 30% par rapport a la même période l’année précédente risque de désavantager les entreprises culturelles pour qui les revenus sont variables d’un mois à l’autre.

La députée demande donc à la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy de ne pas laisser tomber les artistes et de proposer un plan pour aider les entreprises culturelles qui tombent dans les craques des programmes fédéraux.