Jeudi, 23 mai 2024

Délais de branchement : Vidéotron affirme que Cablevision est responsable

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Francois Munger
Francois Munger
MédiAT
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La bataille se poursuit entre Vidéotron et Cablevision en Abitibi-Témiscamingue alors que les délais de branchement s’accumulent pour certains clients. En entrevue ce matin, Jean-François Pruneau, président et chef de la direction de Vidéotron, a jeté le blâme sur la filiale de Bell, qu’il accuse de limiter la capacité d’installation quotidienne par jour.

À l’heure actuelle, les délais d’installation s’échelonnent jusqu’en décembre dans les secteurs de Rouyn-Noranda et Val-d’Or. Plus de 3500 nouveaux clients seraient en attente d’un branchement. Vidéotron aimerait pouvoir brancher 200 clients par jours, l’entreprise affirme toutefois que Cablevision forcerait le processus à se limiter, par ses pratiques, à environ seulement une trentaine d’abonnés quotidiennement.

«on se bute à un refus obstinément de leur part de nous donner les capacités nécessaires pour brancher le nombre de clients qui est requis » affirme Jean-François Pruneau

L’entreprise Vidéotron affirme avoir les ressources nécessaires en place pour procéder à plus d’installations et être prête à discuter avec Cablevision pour trouver une solution.

Changement de volume

De son côté Cablevision affirme que la collaboration est bonne entre les deux entreprises depuis les 8 derniers mois. Le câblodistributeur affirme cependant avoir vu un changement drastique dans les documents de prévision de ventes de Vidéotron entre le début et la fin des vacances de la construction. Le volume de clients à brancher aurait considérablement augmenté par rapport aux plans initiaux.

« On a proposé des plans pour améliorer la situation, malheureusement, ça ne convenait pas à leurs attentes» affirme Marc-André Sévigny, Gestionnaire principal des opérations pour Cablevision  «Passer de 30 à 200, c’est une grosse marche, les deux entreprises doivent s’ajuster à cette réalitée là. Ils doivent embaucher les techniciens pour soutenir ce rythme là et nous embaucher le personnel pour traiter les commandes à ce rythme là. Les deux entreprises sont à la même place»