Mercredi, 29 mai 2024

Une minute de silence

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Lydia Blouin
Lydia Blouin
MédiAT
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C’est dans une minute de silence brisé par une survivante d’agression à caractère sexuelle que se sont conclus les 12 jours d’actions contre la violence faite aux femmes, lors d’une marche commémorative visant à dénoncer les 18 féminicides survenus cette année. Tenue du 25 novembre au 6 décembre depuis la tuerie de la Polytechnique de 1989, la campagne est traditionnellement une occasion de rassembler divers organismes militants dans un but commun : dénoncer la violence envers les femmes.

À Amos, ce sont la Maison Mikana, le Calacs-Abitibi et son comité féministe ainsi que le Centre Femmes Ressources qui se sont alliés dans cette lutte. Diverses actions ont été posées afin de dénoncer toutes les formes de violence en plus de sensibiliser la population sur les enjeux entourant la condition féminine.

Plusieurs partenaires se sont également associés aux organismes dans leurs revendications. Ainsi, la bibliothèque municipale d’Amos a tenu une table de suggestions de lectures en lien avec la violence envers les femmes. Le CISSS a financé un cours d’auto-défense pour 21 adolescentes : il était organisé par le Calacs-Abitbi et enseigné par l’instructeur Ralph D. Jean-Pierre d’Impact Kick-Boxing, accompagné par son assistante, Isabel Mona. Le cinéma d’Amos a, quant à lui, projeté avant plusieurs représentations le court-métrage ‘’Pour vrai’’ de Mara Joly, dénonçant la violence sexuelle en contexte conjugal.

Ces collaborations montrent bien l’intérêt de la population pour le sujet. Par ailleurs, le maire d’Amos, monsieur Sébastien D’Astous, a profité de l’occasion pour réitérer le support de la Ville d’Amos dans la lutte contre la violence faite aux femmes. Andréane Brouard, intervenante au Calacs-Abitibi, rappelle :

« Nous marchons pour la sécurité et la liberté des femmes. Pour que la violence conjugale psychologique et le contrôle coercitif soient reconnus par le code criminel. Pour qu’on tende la main aux victimes avant qu’il ne soit trop tard. […] Malgré tout, il faut rester optimistes et reconnaître les actions mises en place. […] Plus nous nous unirons ensemble contre les violences faites aux femmes, plus le message que c’est inacceptable sera entendu. »