Mardi, 21 mai 2024

Cri du coeur d’une proche-aidante de la MRC Abitibi

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Lydia Blouin
Lydia Blouin
MédiAT
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Josyane Bradette est proche-aidante depuis l’âge de 15 ans. D’abord auprès de sa mère, puis de son père, elle a connu de nombreux défis pour bien s’occuper de ses parents.

Elle lance aujourd’hui un cri du cœur pour que ses droits soient entendus par le CISSS-AT et les élus :

« Ce n’était pas évident, on n’avait pas d’aide financier [pour s’occuper de ma mère]. On a eu l’aide du CLSC beaucoup comme les prêts du lit d’hôpital, le triangle, le lève-personne, on avait la table. […] On a eu de l’aide de côté-là, mais à part ça on n’a pas eu d’aide financier ou quoi que ce soit pour nous aider à adapter la maison. »

Madame Bradette mentionne notamment qu’une rallonge a dû être faite à la maison pour permettre d’installer sa mère, qui était en fauteuil roulant en fin de vie.

Elle considère aussi que la situation est retombée sur ses épaules puisqu’elle était la seule fille à la maison :

« Ça m’est comme tombé dessus, si on veut parce que j’étais la seule fille de la famille. […] Lorsque j’étais plus jeune, ça allait bien quand même, mais un moment donné, j’ai viré en dépression parce que j’étais brûlée, parce que je n’arrêtais jamais. Après 40 heures par semaine à Amos, j’arrivais chez nous [à St-Dominique] : là, il fallait que je continue avec ma mère.  »

10 ans après le décès de sa mère, madame Bradette se heurte à nouveau à des portes closes pour son père :

« C’est sûr que côté financier, ça irait mieux si j’aurais de l’aide financière, ça irait beaucoup mieux et de l’aide manuelle, si on pouvait avoir plus d’aide pour les repas et tout ça. […] C’est surtout parce que je suis là. Un moment donné, je leur avais dit [au CLSC] que je vis avec [mon père], mais je n’ai pas autant de temps à lui accorder. »

Elle pense que le CISSS-AT devrait aller directement chez les gens pour constater les besoins plutôt que de se contenter d’appels téléphoniques :

« C’est sûr que d’aller voir, d’aller constater avec les gens, voir comment c’est vraiment dans la vraie vie, la réalité. Pas juste parler au téléphone, évaluer au téléphone. Ils vont jaser avec le monsieur ou le patient […], mais moi mon père, il ne disait pas tout. »

Son histoire n’est pas sans rappeler celle de Guylaine Mayer, qui considère ne pas recevoir le soutien dont elle a besoin pour s’occuper de sa mère malade.