Mardi, 21 mai 2024

Les hommes homosexuels pourront donner du plasma

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Lydia Blouin
Lydia Blouin
MédiAT
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Les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes auront la possibilité de faire des dons de plasma dès cet automne.

Héma-Québec avait effectivement fait une demande en ce sens l’an dernier à Santé Canada. Cette dernière étant acceptée, le délai de 3 mois imposé entre un rapport sexuel homosexuel et le don de plasma sera retiré.

L’évaluation des risques sera désormais fondée sur les comportements sexuels des donneurs. Cela implique que toutes les personnes souhaitant faire des dons de plasma devront répondre à des questions sur leur vie sexuelle. Des comportements jugés à risque pourraient faire en sorte qu’une personne ne puisse pas donner de plasma.

Comme les gens peuvent seulement faire des dons de sang en Abitibi-Témiscamingue, les donneurs homosexuels ne pourront pas encore aller aux cliniques mobiles d’Héma-Québec. L’organisation souhaite cependant faire davantage de recherches afin d’évaluer la possibilité d’élargir la mesure aux dons de sang et de plaquettes.

En effet, Héma-Québec soutient que le don de plasma est moins risqué que les autres types de dons puisque davantage de tests sont effectués. L’organisation n’en demeure pas moins optimiste par rapport aux changements à venir. Le Dr Marc Germain, vice-président aux Affaires médicales, souligne :

« Nous examinons tous les dons afin de détecter les signes d’infections importantes, ce qui va de pair avec la sélection des donneurs afin de garantir la sécurité du sang envoyé aux hôpitaux. Nous voulons que le don soit une expérience positive et nous sommes impatients d’accueillir les donneurs au fur et à mesure que nous avançons dans ces changements. »

Rappelons que l’organisation a longtemps préféré limiter les dons de sang des homosexuels. Selon Héma-Québec, les hommes homosexuels étaient davantage à risque de transmettre des ITSS.

Or, beaucoup de groupes luttant pour les droits en matière de diversité sexuelle dénonçaient ces données, soutenant que les chiffres étaient désuets et qu’il fallait plutôt observer le comportement sexuel d’un individu plutôt que les risques associés à un groupe de personnes.