Lundi, 20 mai 2024

L'ostie de marche: Les gens se lèvent pour dénoncer les arrêts Jordan

Publié:
Guylaine Beauchemin
Guylaine Beauchemin
MédiAT
Partager cet article

En septembre dernier, le Calacs Abitibi sortait dans les rues d’Amos pour dénoncer la décision de couper dans certains services des tribunaux.

C’est dans les rues d’Amos que le Calacs Abitibi dénonçait les arrêts Jordan dans le district judiciaire d’Amos, dans les communautés Cris et du Nunavik. Environ 126 dossiers ont connu un arrêt des procédures judiciaires.

« De ces dossiers, il y avait une trentaine en violence conjugale et seulement qu’un en violence sexuelle. Ça fait longtemps qu’on dit : avec le manque de personnel, avec le manque de juges, on s’en va vers un mur. », explique Josée Bélisle, coordonnatrice administrative du Calacs.

Dans les articles de journaux, la Cour du Québec et le ministre Simon Jolin Barrette se lancent la balle. Ils ont diminué les rôles où les juges siègent et de l’autre côté plusieurs personnes mentionnent qu’il n’y a pas assez de juges pour des dossiers de plus en plus complexes.

Activités 

Une des activités de cette marche consistait de faire la manifestation appelée l’Ostie de show pour dénoncer les arrêts Jordan où plusieurs femmes, hommes et enfants s’affichaient dans les rues avec des pancartes de dénonciation, comme « L’obtention de justice pour les victimes, ça devrait être une priorité ». 

CALACS

Le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) sort dans les rues à chaque année pour manifester avec une thématique provinciale. Cette année, l'Ostie de marche a été créé au Calacs Abitibi pour faire un clin d’œil à l’Ostie de show des années 70 où la parité sur scène commençait à s’y retrouver.

La journée d’action annuelle est devenue une journée de revendication politique et de sensibilisation à une problématique. 

Regardez l'émission complète.