Mercredi, 21 février 2024

Autonomie gouvernementale des Premières Nations

Publié:
Guylaine Beauchemin
Guylaine Beauchemin
MédiAT
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Après des années de contestation juridique et de conflits de compétence, les Premières Nations, les Inuits et les Métis pourront adopter leurs propres lois en matière de protection de la jeunesse.

La semaine dernière, la Cour suprême du Canada a confirmé la validité de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (C-92).

Les familles des Premières Nations poursuivront dorénavant la mise en place de leur système de services à l’enfante et à la famille.

« La décision de la Cour suprême est claire : nous avons le droit inhérent d’adopter nos propres lois en matière de protection de la jeunesse. Et c’est ce que nous allons faire », a déclaré la Cheffe de la Première Nation d’Abitibiwinni, Chantal Kistabish.

La Loi C-92 favorise les Premières Nations en leur donnant plus de liberté. Elles n'ont plus besoin de passer par de longues négociations pour obtenir le droit à l'autonomie gouvernementale. C'est une nouvelle loi importante qui établit un système national pour que les communautés autochtones gèrent les services aux enfants et aux familles, en dehors de la Loi sur les Indiens.

« Espérons que le Québec aura compris et qu’il va enfin tourner le dos à son attitude coloniale. À partir de maintenant, on s’attend à ce que les services québécois respectent notre autonomie et qu’ils soient des partenaires à la prise en charge de notre propre service de protection de la jeunesse », a précisé le Chef de la Première Nation de Long Point, Henry Rodgers.