Samedi, 13 avril 2024

Lancer une entreprise agricole : des contraintes qui n’arrêtent pas les agriculteurs

Publié:
Guylaine Beauchemin
Guylaine Beauchemin
MédiAT
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Depuis la pandémie, la faisabilité de lancer une entreprise agricole décline en Abitibi-Témiscamingue due aux contraintes gouvernementales et l’abattage des animaux.

Des milliers de kilomètres à parcourir pour faire abattre des animaux pour la viande. L’Abitibi-Témiscamingue n’ayant pas d’abattoir, il est difficile de se lancer dans une production pour offrir de la viande à grande échelle.

Toutefois, il est possible de produire d’autres produits animaliers, comme le lait et les œufs. Pour la viande de dindon et poulet, c’est encore une perspective d’abattage pour vendre la viande. Un pas en avant, le gouvernement permet l’exploitation de 300 unités où il est possible d’abattre dans sa propre cour pour ensuite les mettre en vente.

L’Abitibi-Témiscamingue peut être autosuffisant dans la viande, en revanche le côté végétal est plus difficile dû au climat nordique. 

Contraintes

Le soutien aux producteurs agricoles existe, cependant il faut cadrer dans plusieurs conditions, entre autres, l’âge, le respect de l’environnement, le bien-être animal et l’obtention de différents permis, mentionne Évelyne Rancourt, co-propriétaire de Boréalait. 

D’autres contraintes sont la préparation du plan d’affaires et le plan commercial qui a une durée de vie minime, afin de répondre aux appels d’offres gouvernementaux. Cela demande du temps, mais également de l’argent pour effectuer l’ensemble de la demande. 

Un autre aspect d’obligation sont les besoins de développement d’une entreprise agricole qui diffèrent d’une autre. Le gouvernement ne propose aucune offre personnalisée pour une entreprise et ne répond pas à la réalité de chacune, mais également de la région.

Accaparement des terres en région

« On en voit souvent des terres qui vont être acquises soit par des conglomérats ou des familles ou des gens qui veulent revenir en région, faites quelque chose avec, car ces terres-là qu’on exclut finalement un potentiel agricole. », explique Evelyne Rancourt, co-propriétaire de l’entreprise agricole Boréalait.

Malgré toutes ces limitations, les agriculteurs et producteurs agricoles ne changeraient pas leur mode de vie, les terres étant très riches en région.