Samedi, 13 avril 2024

Lutte à la pauvreté de l’exclusion sociale : La CDC lance sa campagne de conscientisation

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Guylaine Beauchemin
Guylaine Beauchemin
MédiAT
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Une nouvelle campagne sur la pauvreté en Abitibi-Témiscamingue parcourt internet. Le visage des personnes en situation de pauvreté et issu de certaines problématiques n’attire pas le capital de sympathie des gens en Abitibi-Témiscamingue et la Corporation de développement économique désire conscientiser la population.

« La pauvreté c’est plus complexe que : « Trouve-toé une job, pis travaille ! », exprime Carole Boucher, directrice de la Corporation de développement communautaire d’Amos.

Le manque d’habiletés sociales, l’analphabétisme, la dépendance et la pauvreté intergénérationnelle sont quelques éléments parmi d’autres qui ne permettent pas à certaines personnes de trouver, garder un emploi ou même d'y être. 

Capital de sympathie

« Quand on parle de maman monoparentale, tout le monde veut les aider. Quand on parle de gens qui ont une maladie quel qu’elle soit, qui se retrouve en situation de pauvreté, on veut les aider. On a déjà un capital de sympathie, on a une compassion pour ces gens-là. Par contre, il y a des gens qui sont sur le BS de père en fils, on a déjà un peu moins de compassion. Mais ça, ça s’explique. Il y a des éléments qui viennent expliquer ça. », mentionne Carole Boucher, directrice générale.

 

Elle rajoute : « Les enfants qui vivent en situation de pauvreté, on 34% plus de chances d’avoir des difficultés à intégrer les notions académiques à un niveau scolaire, etc. Tout ça vient influencer, c’est plus simple que « Y’en a d’la job, trouve-toé-en ! », soutient la directrice générale.

Dans la prochaine année, la Corporation de développement communautaire d’Amos est en campagne sous le thème de : « La pauvreté, c’est profond » qui mettra en lumière plusieurs éléments qui déterminent les différents visages de la pauvreté afin de sensibiliser la population et démystifier les préjugés.