Jeudi, 27 mars 2025

Jeanick Fournier propose un concert spécial à Amos

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Samuel Larochelle
Samuel Larochelle
Journaliste
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Le 28 février prochain, Jeanick Fournier s’arrêtera au Théâtre des Eskers d’Amos pour offrir un spectacle au profit de L’Arche Abitibi-Témiscamingue, qui vient en aide aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle. 

Pourquoi offrir ce concert?

Mon beau-frère Jocelyn a travaillé pour l’Arche en France et il a adopté cinq enfants différents. Le jour où il est arrivé avec un bébé trisomique (François), je suis tombée en amour avec eux. Je me considère comme la porte-étendard de la différence. Je veux aider l’organisation à continuer son travail. C’est aussi un bonheur de revenir en Abitibi. Je suis venue chanter il y a 30 ans, quand je faisais du piano-bar avec le duo Guy et Jeanick. 

Quelle est l’importance d’organisations comme l’Arche?

C’est primordial! J’ai adopté des enfants trisomiques, mais j’ai aussi une carrière à mener. J’ai besoin de soutien. On veut leur donner une autonomie le plus possible, qu’ils soient fonctionnels et qu’ils arrivent à s’épanouir, pendant qu’on a l’esprit libéré de les savoir bien encadrés. 

Avez-vous reçu du soutien d’organisations semblables?

J’ai bénéficié des maisons de répit Gilles-Carle et du soutien des services sociaux. J’en profite pour passer un message aux gens qui vivent une situation similaire : il ne faut pas avoir peur d’aller cogner aux portes pour avoir du soutien. J’ai grandi avec une sœur déficiente intellectuelle sévère et ma mère a longtemps été toute seule, repliée sur elle-même, à vivre un peu dans la culpabilité. L’aide existe.

Les gens sont-ils plus ouverts qu’avant à la déficience intellectuelle?

De plus en plus, mais c’est encore tabou. Il y a encore des regards. Quand les gens me croisent avec mes enfants, certains disent : « Ah… elle en a eu deux comme ça, pauvre petite ». C’est la mentalité de certaines personnes plus âgées qui ont été habituées à cacher les déficients intellectuels. Aujourd’hui, il y a plus d’ouverture. Je me suis battue longtemps pour que mes enfants soient intégrés à l’école. Les enfants ne voient pas la différence. C’est ça qui est beau. 

À quoi ressemble le spectacle?

C’est une soirée fortes en émotions. Mes cocos embarquent sur scène avec moi. Ils chantent. Mon beau Yohan joue du drum. On parle de leurs réalités. Je dis aux gens de venir le cœur ouvert pour passer un moment particulier. Je vais chanter des chansons de mes albums et des reprises très connues, de ACDC à Céline Dion. 


 


 

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