

Même s’il a été courtisé pour se lancer en politique provinciale, Sébastien D’Astous annonce qu’il se présentera aux prochaines élections municipales. Alors que les mairesses de Rouyn-Noranda et de Val-d’Or ont récemment informé la population qu’elles quitteront leur poste en novembre 2025, le maire d’Amos souhaite obtenir un nouveau mandat.
Pourquoi voulez-vous continuer à la mairie?
J’ai une belle expérience, une bonne compréhension des dossiers, je suis encore jeune, j’adore ce que je fais et notre municipalité. Dans les prochaines années, il y aura un dynamisme super stimulant en culture, dans le monde industriel et en développement. Au fil des années, on a développé des terrains, on s’est préparé pour de grands projets, l’usine Résolu a été rachetée. C’est stimulant pour un maire de gérer de la croissance et j’ai le goût de faire partie de ça.
Avec les bouleversements récents dans votre vie privée, voyez-vous la stabilité au travail d’un bon œil?
Je suis quelqu’un qui s’adapte très facilement, alors je ne pense pas comme ça. La séparation a été difficile. Tout comme la charge partagée avec les enfants, dans un contexte où je travaille comme maire, avec plusieurs allers-retours pour les réunions de l’Union des municipalités du Québec et de la Fédération québécoise des municipalités, en plus de mon implication à l’Assemblée nationale dans de gros dossiers. Je suis fier de participer au développement du Québec municipal. C’est important que l’Abitibi-Témiscamingue soit présente, sinon on se fait oublier rapidement.
Parlant du Québec… êtes-vous tenté par la politique provinciale?
On m’a approché pour faire de la politique fédérale et provinciale. Je ne balaie pas l’idée du revers de la main, mais je ne le ferai pas maintenant. J’ai envie de participer à l’éclosion de la ville d’Amos. On a tout mis en place. Le contexte est radieux. Et d’un point de vue personnel, mon plus jeune enfant a 11 ans. Mon intention n’est pas de déménager et de m’éloigner de ma famille..
Si vous étiez en politique provinciale, vous seriez encore plus souvent absent d’Amos.
Je pense que oui. Je ne peux pas faire plus d’heures dans une semaine. J’ai déjà des réunions tous les soirs. Donc, ce ne serait peut-être pas plus prenant comme travail, mais ce serait plus difficile d’être toujours loin de la maison. Je veux être proche de mes enfants et de ma famille : mon frère et mes parents sont à Amos, mon cercle d’amis est ici. Même si j’ai des réseaux d’amis partout, parce que j’ai habité dans plusieurs régions du Québec, mon envie est d’être maire d’Amos.
Après avoir écrit la biographie d’un certain François Gendron, je peux témoigner que le nombre d’heures de déplacement qui s’ajoutent au travail est énorme.
En effet. La journée où je vais me présenter en politique provinciale, si un jour je le fais, et que je suis dans l’opposition, je vais vouloir faire partie des ténors qui critiquent les projets de loi et qui sortent sur la place publique. Si je suis à distance tout le temps et que je n’ai pas la possibilité de faire avancer le Québec et mon parti, je ne le ferai pas.
Ça fait 16 ans que je vais dans les soupers spaghetti : ce n’est pas pour ça que j’irais en politique provinciale. Ce serait pour amener le Québec ailleurs. Si je suis dans un parti au pouvoir, je vais vouloir des responsabilités. Comme François Gendron avait beaucoup de responsabilités impliquant de nombreux déplacements. Si je fais de la politique provinciale un jour, mes citoyens ne pourront pas s’attendre à ce que je sois toujours à Amos.
Avez-vous songé à quitter la politique après 10 ans comme maire?
Plusieurs portes peuvent s’ouvrir à moi. J’ai travaillé comme ingénieur de projets, directeur d’usine et professeur au cégep. J’ai fait le tour des industries (transformation bois, aluminium, fer, or, acier). Les options sont très variées, mais chaque fois que je pense à mon futur, mon désir est d’avoir les fesses assises dans le bureau où je suis présentement pour servir les citoyens.