

Plus tôt cette semaine, Camille Cormier-Morasse a été ébranlée par les commentaires de Garou à l’égard de son intensité en tant qu’artiste. La Rouynorandienne a ensuite livré la performance la plus solide des mises en danger au variété du dimanche, mais elle a vu son aventure à Star Académie prendre fin.
Quelles émotions t’habitent depuis l’élimination d’hier soir?
Je suis en paix et très fière. Évidemment, il y a un peu de déception de quitter l’académie, mais le principal, c’est que je suis heureuse de ce que j’ai accompli.
Que réponds-tu aux gens qui considèrent que tu as livré la meilleure performance d’un point de vue vocal, rythmique et émotif, et que ton élimination est injuste?
Je les remercie! Je pense qu’en musique, il n’y a pas de juste ou d’injuste. Tout est une question de goûts. Le public a parlé. Victoria et Joël ont eux aussi livré de très belles performances.
Quels sont tes plus beaux souvenirs de Star Académie?
Notre dernière semaine qui a été pleine de fous rires comme jamais auparavant. La fatigue se faisait sentir, tout comme la fin de l’aventure. Il y avait un grand laisser aller. Sinon, j’ai adoré les moments de répétitions avec Marie-Ève Riverin, notre coach vocal. On était avec elle tous les soirs de 19h à 23h pour monter les numéros du variété. On se réunissait autour du piano à chanter et c’était des moments très vrais.
Avec qui es-tu particulièrement heureuse d’avoir chanté?
Ma rencontre avec Barbara Pravi a été un rayon de soleil. James Bay a été incroyable et très généreux : il s’intéressait à nous et il nous mettait à l’aise. J’ai été surprise de voir à quel point les artistes étaient humains. Tout le monde nous prenaient dans leurs bras et nous encourageaient.
Que penses-tu de l’imposition des chansons pour défendre votre place à l’académie?
Amour-haine! Quand on faisait les évaluations, j’étais quand même contente des chansons imposées. J’aimais le défi d’apprendre une chanson en cinq heures et de la performer. Pour ce qui est des mises en danger, j’ai trouvé ça moins l’fun de constater que les longues listes de chansons qu’on avait proposées, en remplissant des questionnaires avant d’entrer à l’académie, ne correspondaient pas souvent aux chansons imposées. C’est difficile de montrer nos vraies couleurs en chantant une chanson qu’on ne connaissait pas.
Retiens-tu certains moments plus difficiles?
Ma dernière rencontre avec Garou n’a pas été l’fun. C’était très difficile à recevoir…
Il a dit que c’était "dérangeant de voir à quel point tu veux trop" dans une évaluation de comédie musicale où tu es dans ton élément.
À ce moment-là de l’aventure, j’ai fait le choix de comprendre ce qu’on me dit, car il y a toujours place à la nuance. J’ai essayé d’appliquer sans m’éteindre, parce que honnêtement, ce commentaire a bien failli m’éteindre complètement... J’ai failli me dire « whatever, je vais juste faire ce qu’on me demande en y allant au neutre ». Puis, je me suis ressaisie. Ce n’est pas juste pour les profs que je fais ça, mais pour le Québec. Et certaines personnes apprécie qui je suis. Je suis intense. Je donne beaucoup sur scène et j’aime ça.
Tu as joué dans Hair, Waitress et La mélodie du bonheur. À quel genre de carrière rêves-tu?
Le théâtre musical m’habite et je veux continuer à en faire, mais j’ai aussi développé un goût pour l’écriture et la composition à l’académie, et je compte bien continuer là-dedans. Peut-être même que j’auditionnerais à Broadway un jour. Qui sait?