Jeudi, 22 janvier 2026

Démission de Rodriguez : « Il ne faut pas discréditer tous les libéraux » - William Baril, porte-parole régional

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Mathieu Proulx
Mathieu Proulx
Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)
Lex-chef, Pablo Rodriguez (À droite) , lors de son passage dans nos studios le 13 novembre. Il affichait un optimisme et une joie contagieuse quant à son travail de chef du Parti libéral du Québec. Photo : Archives
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La démission de Pablo Rodriguez, après près d’un mois de tempête politique et de scandales, a créé beaucoup de remous dans l’ensemble de la sphère politique et au Parti libéral du Québec. Le porte-parole des libéraux en Abitibi-Témiscamingue, William Baril, s’est dit profondément attristé par le dénouement final.

Mathieu Proulx, Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)

En point de presse au siège social du Parti libéral en matinée le 18 décembre, M. Rodriguez a réitéré ne pas être mêlé aux pratiques de financement douteuses qui ont provoqué la tempête politique dans laquelle il s’est retrouvé empêtré. «J’ai toujours agi de bonne foi, avec transparence, dans le respect des règles et je réitère aussi toute ma confiance envers ma garde rapprochée.»

Le Parti libéral devra se replonger dans une course à la chefferie ou un processus de couronnement tôt en 2026. De passage dans les studios de MédiAT à la mi-novembre, M. Rodriguez affirmait pourtant être très fier du travail accompli lui qui avait réussi, selon ses dires, à recueillir près de 250 candidatures pour la prochaine élection provinciale en 2026 et rapprocher le PLQ de l'ensemble des régions du Québec.

« La démission de notre chef suscite d’abord en moi une profonde tristesse, a déclaré William Baril par message. Un homme de grande générosité, un père fier et profondément attaché à sa famille, mais aussi un leader habité par la conviction sincère qu’il était possible d’offrir au Québec un avenir plus prospère, inclusif et plus juste.»

Le jeune militant espère que son Parti puisse se rassembler rapidement, «sans délai, et regarder résolument vers l’avenir».  Selon lui, l’unité sera essentielle pour espérer offrir une alternative crédible en vue de l’élection de 2026.

Questionné sur les événements ayant mené à la démission de son chef, M. Baril ne croit pas qu’il faille discréditer l’ensemble des militants libéraux. « Le PLQ a des règles claires, des mécanismes de contrôle et surtout une culture d’engagement qui repose d’abord sur le bénévolat, les idées et le travail de terrain», a-t-il insisté.

Pablo Rodriguez s’est retrouvé au cœur d’une tempête politique marquée par de fortes tensions internes au PLQ. Du congédiement de la cheffe de cabinet, Geneviève Hinse à l’expulsion du caucus de la cheffe parlementaire, Marwah Rizqy et des enquêtes internes suivies d’une enquête de l’UPAC, M. Rodriguez n’avait plus d’autres choix que de se retirer.

Cette semaine, un militant libéral de longue date, Emmanuel Cabral, a ajouté la goutte qui a fait déborder le vase en ayant prétendument rembourser des montants allant jusqu’à 500$ à ses employés. Le phénomène de prête-nom est formellement proscrit par la loi électorale.

M. Baril croit, comme plusieurs, que M. Rodriguez paie pour le travail de d’autres personnes. «Clairement, il semble y avoir de graves allégations, a-t-il poursuivi. S’il y a des fautifs, qu’ils soient sanctionnés. Je crois, ceci dit, que Pablo Rodriguez, n’a rien à se reprocher. C’est d’ailleurs ce que nous pouvons affirmer jusqu’à preuve du contraire», a-t-il conclu.