Jeudi, 22 janvier 2026

François Legault démissionne

Publié:
Mathieu Proulx
Mathieu Proulx
Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)
Le Première ministre, François Legault Photo : Archives/MédiAT
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Le Premier ministre, François Legault a annoncé sa démission en point de presse à l’Assemblee nationale. Il demeurera en poste comme Premier ministre et ministre régional jusqu’à ce qu’un successeur soit désigné. 

Il a expliqué sa décision en mentionnant son souhait que la prochaine élection concerne des enjeux importants comme le déclin du français et l’économie du Québec et non, une simple volonté de changement.

L’ex-caquiste, Pierre Dufour n’était pas surpris de la décision ultime de M. Legault. Au micro d’Alec Castonguay, il a mentionné que les projets de loi de l’automne avaient un objectif clair de faire bouger l’aiguille des sondages. « Ça semble ne pas avoir été le cas et donc, aujourd’hui la surprise est plus ou moins grande », a-t-il déclaré.  Pour le député d’Abitibi-Est, dès le deuxième mandat de la CAQ, il a senti une certaine dissidence du caucus. 

La surprise fût grande pour l’ensemble de la communauté politique. Preuve d’une décision tardive, M. Legault venait tout juste de faire parvenir à Médiat ses résolutions de 2026 pour l’Abitibi-Témiscamingue. Il avait entre autres mis les dossiers de la Fonderie et de l’hôpital d'Amos au-dessus de la pile des priorités. 

Depuis septembre, le Premier ministre occupe également les fonctions de ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue. 

La Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda a d’ailleurs souligné que cette démission ne devait pas devenir une raison de reléguer aux oubliettes les dossiers importants de la région. 

« Ce n’est pas la première fois que notre région est oubliée dans les grandes décisions gouvernementales. La démission du premier ministre ne doit pas servir d’excuse pour laisser nos dossiers en attente. Nous désirons une transition rapide, rigoureuse et inclusive, avec une véritable écoute des besoins de notre communauté», affirme Stéphane Brown, président de la CCIRN.

Pour sa part, la CCI Amos-Harricana rappelle que la région ne peut se permettre un vide politique et administratif, même temporaire. «Nos entreprises et nos travailleurs ont besoin d’un interlocuteur gouvernemental clair, présent et pleinement mandaté pour faire avancer les dossiers majeurs, a déclaré le président Claude  Balleux. La transition doit se faire rapidement avec des garanties pour la région. »

La CCIAH réitère que la région accuse toujours un déficit d’investissements par rapport aux autre régions. « Dans ce contexte, la fonction de ministre devient indispensable pour assurer la coordination de l’action gouvernementale, la prise de décisions efficaces et le suivi des engagements pris avec le milieu », a complété M. Balleux.