Vendredi, 20 février 2026

Cri du cœur en Abitibi-Ouest : Un besoin criant de familles d’accueil

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Christian Péloquin
Christian Péloquin
MédiAT
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Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) lance un véritable cri d'alarme : la région de l'Abitibi-Ouest fait face à une pénurie sévère de ressources d'hébergement pour les adultes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme.

L'engagement humain avant les diplômes

Contrairement aux idées reçues, devenir famille d'accueil ne requiert aucun diplôme spécifique. Selon Josiane Picard, agente de planification au CISSS-AT, la qualification première est l'altruisme. « Il suffit d'avoir une réelle envie de contribuer à la société et d'offrir un milieu de vie stable », précise-t-elle.

Le témoignage inspirant de Josée Biron

Pour Josée Biron, cet engagement est une vocation de longue date. Après avoir consacré 10 ans de sa vie aux enfants, elle accueille des adultes depuis maintenant 18 ans. Aujourd'hui, elle veille sur six résidents présentant principalement des troubles de santé mentale et de schizophrénie sévère.

« Je me considère comme une maman ourse avec ses oursons », confie-t-elle avec tendresse, illustrant le lien affectif profond qui se tisse au sein de ces foyers.

Une situation critique : 30 personnes dans l'attente

Bien que le CISSS-AT ne se fixe pas d'objectif chiffré, l'urgence est palpable. Actuellement, une trentaine de personnes sont en attente d'un milieu de vie sécurisant. Pour l'organisation, chaque nouvelle famille qui lève la main représente une victoire majeure pour la dignité de ces citoyens.

Vous souhaitez faire une différence ?

Que ce soit pour des enfants ou des adultes ayant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou une déficience physique, votre foyer pourrait devenir leur port d'attache.

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