Meurtre présumé à Amos : Le dossier de Konstantin Grenier-Naud repoussé au 18 mars
Konstantin Grenier-Naud est formellement accusé d’avoir tué celui qui l'hébergeait, Patrick Mckenzie, le 14 décembre, à Amos. L’accusé a comparu aujourd’hui avant de voir son dossier repoussé au 18 mars prochain.
Devant comparaître ce matin au Palais de justice d'Amos, Konstantin Grenier-Naud a vu son dossier repousser au 18 mars. Il n'y a donc pas de nouveau dans le dossier de l'Amossois.
Rappelons que le dimanche matin du 14 décembre, vers 11h, les services d’urgence ont été appelés à se rendre dans un appartement de la 2e avenue ouest, à Amos. Un homme de 54 ans, Patrick Mckenzie, a été retrouvé sur place gravement blessé par, selon toute vraisemblance, une arme blanche. Il a succombé à ses blessures et son décès a été constaté au centre hospitalier.
Interdit d’entrer en contact
D’après le rôle criminel, Konstantin Grenier-Naud, avait comparu le 8 décembre pour une affaire de menaces et/ou séquestration. Le jeune homme de 24 ans avait alors obtenu sa liberté, sous condition de ne pas entrer en contact avec la victime, Patrick Mckenzie.
En plus des accusations de meurtre au second degré, des accusations de bris de conditions ont été portées contre M. Grenier-Naud puisqu’il n’a pas respecté la condition de ne pas entrer en contact avec la victime.
La famille de la victime s'exprime
Dans une entrevue au Journal de Montréal, en décembre dernier, le père de la victime s’est dit extrêmement déçu du manque de sévérité de l’appareil judiciaire. «Ça aurait pu l’aider, a-t-il affirmé en parlant de son regretté fils. Les autorités attendent qu’il y ait un drame pour agir. C’est trop tard.»
Selon nos informations, Konstantin Grenier-Naud, faisait partie des personnes issues de l’itinérance à Amos. Il était domicilié à l’Accueil d’Amos spécialisée envers la clientèle issue de l’itinérance, santé mentale et dépendance.
Selon les proches de la victimes, Patrick Mackenzie aurait accueilli l’accusé qui avait besoin d’un toit temporairement.
Un individu louche
Témoignages à l'appui, M. Grenier-Naud a souvent été aperçu, dans les rues, les commerces et bars amossois, dans un état instable et/ou agressif en plus d’avoir des propos confus. Il pouvait, par exemple, prétendre vouloir devenir «président du Québec » et se venger des personnes qui lui reprochaient de déranger.