Le milieu communautaire est «à boutte» et entame depuis le 23 mars une série de manifestations et de moyens de pression pour se faire entendre auprès du gouvernement duquel il réclame un soutien suffisant pour améliorer les conditions de travail et la prestation des services.
Le mouvement est provincial. La hausse de 20M$ annoncée dans le dernier budget Girard ne laissera que quelques miettes aux quelque 4500 organismes à travers le Québec. Cela s’ajoute aux conditions qui ne font que s’effriter depuis plusieurs années et à la demande des citoyens en constante augmentation ces dernières années.
Le porte-parole local et intervenant communautaire à l’Accueil d’Amos explique les raisons de cette mobilisation. « On veut que le financement soit rehaussé pour répondre aux besoins réels de 2026, a-t-il expliqué. Actuellement, avec le financement reçu, on n’arrive pas à réaliser le minimum de nos services.»
Investir dans communautaire, c'est payant
Pour lui, il est essentiel de rehausser les conditions des travailleurs du communautaire et d'obtenir plus de reconnaissance pour les actions réalisées par les organismes communautaires.
À cet effet, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques a publié une étude qui confirme que chaque dollar investi dans le milieu communautaire permet au gouvernement de réaliser des économies pouvant a grimper jusqu’à 12$.
Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome stipule qu’un investissement de 100M$ dans le secteur génère 185M$ en retombées dans l’économie québécoise. On parle de création d’emplois et d’achats auprès des fournisseurs locaux.
« Le 20M$ dollars annoncé la semaine dernière représente tout au plus 6000$ par organisme, a ajouté le porte-parole local. Clairement, ce n’est pas suffisant et ça ne reconnaît pas la valeur qu’on apporte à la communauté.»
Plusieurs activités partout en région
Pour répondre à l’inaction, le milieu communautaire coupera une partie ou la totalité de certains services. « Ça va démontrer que, sans eux, il y a des milliers de personnes qui vont devoir aller chercher ailleurs l’aide, a souligné M. Longpré. On espère que le gens, grâce à ça, réalisent que le milieu communautaire est le vrai filet social.»
Différentes actions sont prévues pour se faire voir et se faire entendre. Une activité de mobilisation sera tenue au Centre Goyette-rue le 26 mars et le 1er avril. Le 2 avril, une manifestation sera lancée pour se terminer devant les bureaux de la députée d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais.
Un grand rassemblement régional est également prévu le 30 mars dès 10h à la salle des Mooses. Le milieu communautaire invite les gens à les appuyer et leur manifester leur appui.