Le Centre de prévention suicide d’Amos lance le mouvement Partenaire pour la vie avec pour objectif de mobiliser les entreprises du territoire face aux besoins de plus en plus élevé en matière de soutien psychologique et de santé mentale. Depuis l’an dernier, l’organisme relève une hausse de 300% des demandes d’intervention.
En 2026, le Centre de prévention suicide d’Amos veut établir des partenariats avec les entreprises pour mieux les outiller en matière de soutien psychosocial. Selon un communiqué, ces collaborations permettront d’accroître la sensibilisation et la formation en santé psychologique dans les milieux de travail, tout en soutenant les actions de prévention et d’intervention du Centre. L’accroissement nécessite une mobilisation plus grande, comme l’a expliqué la directrice générale du Centre de prévention du suicide d’Amos, Mélanie Tremblay.
La détresse en hausse marquée
«On observe depuis plusieurs années, et particulièrement dans la dernière, une augmentation des demandes de soutien dans la population. On constate donc qu’il faut travailler collectivement pour mieux se soutenir les uns et les autres et identifier les personnes qui ont besoin d’aide et de soutien. Avec Partenaire pour la vie, on lance l’invitation aux employeurs à se mobiliser pour la prévention du suicide et la santé mentale dans la MRC d’Abitibi.»
Ainsi, le CPS s’offre afin d’aider les entreprises à ouvrir le dialogue sur la santé mentale et mieux reconnaître une personne qui va moins bien. « On va soutenir et accompagner les entreprises qui accepteront d’être partenaires avec nous, a poursuivi Mme Tremblay. Par exemple, on pourrait tenir un kiosque, une activité de prévention et de sensibilisation, des formations sur les signes de détresse à reconnaître.»
Les entreprises intéressées à embarquer dans le Mouvement sont invitées à prendre contact avec le CPS d’Amos. La force du mouvement résidera dans le nombre grandissant d’organisations et d’individus qui seront mobilisés et outillés pour mieux reconnaître les signes de détresse.
Nouvelles exigeances
« Dans le contexte des nouvelles exigences prévues à la Loi sur la santé et la sécurité du travail, ils (les entreprises) doivent notamment porter une attention accrue aux risques psychosociaux et mettre en place des mesures de soutien et d’accompagnement adaptées. Le Centre peut les soutenir dans cette démarche grâce à des activités de sensibilisation, de formation et de soutien », a ajouté Mme Tremblay.
Toujours selon le communiqué du CPS, au courant des prochains moins, différentes initiatives de sensibilisation seront déployées dans la communauté et ce, dans l’objectif d’élargir la mobilisation à l’ensemble de la population du territoire.
- Avec la collaboration de Denis Germain, Radio Boréale