Vendredi, 24 avril 2026

Conseil des régions : Suzanne Blais très confiante d'annoncer l'Hôpital avant l'été

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Mathieu Proulx
Mathieu Proulx
Médiat – Initiative de journalisme local (IJL)
La députée d'Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, reçoit sa nomination comme adjointe parlementaire du ministre des régions très positivement. Selon elle, le Conseil des régions permettra de faire avancer plusieurs projets importants comme l'Hôpital d'Amos. Photo : Mathieu Proulx/MédiAT
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La nouvelle adjointe parlementaire pour l’Abitibi-Témiscamingue au Conseil des régions de la CAQ, Suzanne Blais, est très heureuse de sa nomination, qui permettra, selon elle, à plusieurs dossiers importants de se concrétiser. Parmi ceux-ci, l’hôpital d’Amos, qui pourrait être annoncé d’ici la fin de son deuxième mandat.


« En 2018, quand je me suis lancée en politique, j’ai toujours eu comme objectif de préserver les acquis de la région et de développer notre territoire, a-t-elle lancé en entrevue dans son bureau de circonscription à Amos. Aujourd’hui, je peux dire que je connais bien ma région et mon secteur. » Elle s’estime donc être une bonne alliée régionale pour porter la voix des citoyens et des organismes du territoire.

Si certains opposants ont critiqué la mise en place tardive d’un ministère des Régions, Mme Blais rappelle qu’il existait déjà une table similaire avec le premier ministre Legault. « On se rencontrait trois à quatre fois par année, a-t-elle souligné. Mais une table comme celle-ci, avec des actions fixées à court terme, je trouve ça intéressant. »

 

L’hôpital d’Amos : une annonce d’ici l’été ?

Si une rencontre toutes les deux semaines est prévue, Mme Blais croit qu’il pourrait y en avoir davantage afin de permettre aux dossiers de cheminer plus rapidement, dans un contexte de délais très courts d’ici la fin de la session. « Jeudi, on a mis la table, a-t-elle poursuivi. Les priorités ont été établies pour chaque région et elles se ressemblent beaucoup. Ce qui revient : ne pas faire de mur-à-mur. »

Sans surprise, le dossier de l’hôpital d’Amos est au premier rang des priorités de la députée. Plusieurs annonces ont été faites au cours des dernières semaines et des derniers jours, notamment en Outaouais, à Drummondville et à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal. Mme Blais est claire : tous ces investissements n’éloignent pas la concrétisation de l’hôpital amossois.

« Amos est toujours prioritaire, assure-t-elle. Je peux vous dire que l’argent est provisionné et que nous aurons une annonce bientôt. (…) Lorsqu’on va la faire, je veux que le chantier débute, pas juste une pancarte. Il y aura une belle annonce, j’espère, à mon anniversaire (en juin). »

 

Développement économique

Parmi les autres éléments discutés lors de la première réunion du Conseil des régions : la ligne de renforcement du réseau électrique Lebel-sur-Quévillon–Authier. « Sans cette ligne-là, avec le boom minier que l’on connaît, on ne pourra pas se développer ni accueillir de nouvelles entreprises. Nous avons besoin de mégawatts supplémentaires. »

Cette ligne demeure essentielle pour plusieurs projets en développement, comme le projet Dumont, à Launay, Horne 5, à Rouyn-Noranda, mais aussi les projets miniers à Normétal et Duparquet, pour ne nommer que ceux-là.

Mme Blais s’attend également à des annonces rapides pour la relance du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), un engagement ferme de Christine Fréchette. « Nous sommes tous conscients que cette décision fait mal aux régions, a-t-elle ajouté. On ne veut pas renvoyer des gens déjà établis chez eux. Il faut y remédier. »

L’épineux dossier des Espaces bleus, laissé pour mort sur la table d’opération gouvernementale, devrait également se conclure prochainement. Toujours selon Mme Blais, les négociations entre le gouvernement et la Ville d’Amos se concluront positivement afin de redonner le bâtiment du Vieux-Palais à l’organisation municipale.

 

Un 3e mandat pour Mme Blais ?

Après l’élection de la nouvelle cheffe, Mme Blais admet que certains députés sont déçus de la tournure des événements. Le député et ex-ministre Gilles Bélanger a claqué la porte, tandis que la députée de Marie-Victorin, Shirley Dorismond, laisse toujours planer le doute.

« (Malgré tout), le ralliement est bien réel, a-t-elle poursuivi. M. Drainville (que Mme Blais a appuyé) devient ministre de l’Économie. Il connaît bien notre région et il aura un impact positif pour nous. »

Élue en octobre 2018, Suzanne Blais complétera sa huitième année comme députée d’Abitibi-Ouest. Elle souhaite se représenter le 3 octobre prochain. « Effectivement, j’ai l’intention de demander un 3e mandat à mes commettants, a-t-elle confirmé. Avec tous les projets qui s’en viennent, j’aimerais être là pour faire des suivis, notamment la mine Dumont et l’hôpital. »

Les sondages sont au plus bas pour la CAQ, malgré une légère hausse depuis l’élection de Christine Fréchette. Mme Blais est confiante de pouvoir regagner la confiance des Québécois d’ici les prochaines élections.

« Je comprends qu’on voit beaucoup le négatif, a-t-elle déploré. Mais il faut aussi regarder ce qui a été réalisé. On a fait beaucoup de choses. » Elle cite en exemple les écoles de La Motte et de La Sarre, ainsi que l’augmentation du budget de réfection des routes régionales.

Les travaux parlementaires reprendront le 5 mai prochain. À écouter la députée, les annonces se bousculeront et les projets avanceront considérablement d’ici la fin du mandat.