Le syndicat Unifor réagit avec inquiétude à la fermeture définitive de l’usine de panneaux OSB d’Arbec à Amos. Bien que les activités de l’usine soient interrompues depuis plusieurs mois, le syndicat estime que cette annonce confirme une fragilité grandissante de l’industrie forestière régionale.
Selon un communiqué d’Unifor, les salariés ont appris la nouvelle mardi de la part de l’employeur. Selon Unifor, la disparition de cette usine de transformation du bois feuillu pourrait aussi avoir des répercussions sur l’ensemble de la chaîne forestière, notamment sur la récolte du bois résineux en Abitibi-Témiscamingue.
« C’est un autre coup très dur pour l’industrie et pour la ville, a affirmé le directeur québécois d’Unifor, Daniel Cloutier. Déjà, 150 travailleuses et travailleurs d’Amos avaient perdu leur emploi lors de la fermeture de l’usine de papier de Produits forestiers Résolu en 2021. Aujourd’hui, c’est environ 90 membres d’Unifor qui apprennent que leur milieu de travail s’éteint pour de bon. Il faut stopper l’hémorragie. »
Le syndicat réclame une révision du modèle de développement forestier et de la stratégie industrielle régionale.
« On ne peut pas rester les bras croisés pendant que la communauté amossoise perd ses piliers économiques. Unifor appelle à aller plus loin et à revoir notre modèle de développement forestier de fond en comble », a ajouté M. Cloutier.
Le représentant national d’Unifor à Amos, Frédéric Auger, souligne pour sa part que plusieurs travailleurs touchés ont déjà quitté le secteur forestier.
« Heureusement, une grande majorité des travailleuses et travailleurs ont réussi à se trouver un nouvel emploi, mais malheureusement souvent à l’extérieur du secteur forestier. À force de voir l’industrie être abandonnée, plusieurs ont fini par tourner la page eux aussi. Dans une région reconnue comme pionnière de cette industrie, ce constat est profondément préoccupant et désolant », affirme-t-il.