Le pharmacien Issa Diarra de nouveau reconnu coupable de manquements déontologiques
Déjà sous le coup de sanctions passées, l’ex-pharmacien Issa Diarra a été reconnu coupable, le 23 avril dernier, de trois nouvelles infractions à son Code de déontologie. Ce jugement fait suite au non-respect d'engagements formels pris auprès de l’Ordre des pharmaciens du Québec.
Selon les informations rapportées initialement par Radio-Canada, M. Diarra qui exploitait une pharmacie sous la bannière Proxim jusqu’à l’été 2025 s’était engagé par écrit auprès de la syndique de l’Ordre à ne plus exercer ses fonctions ni à se présenter dans son établissement à compter du 10 juin 2025. Cette entente visait à lui éviter une radiation provisoire dans un dossier distinct.
Toutefois, la preuve a démontré que le pharmacien a enfreint cet accord dès le lendemain de sa signature, occupant son poste à plusieurs reprises dans les jours qui ont suivi. Le jugement souligne également deux autres manquements majeurs :
Retards de transmission : Issa Diarra a failli à son obligation de transmettre immédiatement 18 dossiers de patients à une consoeur de Senneterre et 4 dossiers à la syndique.
Dossiers incomplets : Bien qu'il se soit finalement exécuté quelques jours plus tard, les informations transmises étaient incomplètes.
Ces trois nouveaux chefs d’accusation s'ajoutent à une liste déjà longue. À l'été 2025, l'homme avait plaidé coupable à 21 accusations, incluant :
Le refus de transférer 15 dossiers patients vers une nouvelle pharmacie concurrente à Senneterre. Une erreur de distribution de médicaments (mauvais pilulier remis à une patiente). Une négligence grave dans le suivi d'une ordonnance.
Pour ces faits précédents, il avait été condamné à 20 500 $ d'amendes et à deux mois de radiation, bien que son nom ne figure plus au tableau de l'Ordre depuis la fin juin 2025.
Une nouvelle audience devra prochainement déterminer la sanction supplémentaire qui lui sera imposée à la suite de ce dernier jugement.