Bernard Drainville réaffirme son appui à Dumont Nickel, la CCIAH se dit rassurée.
La Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana (CCIAH) ressort rassurée d’une rencontre avec le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Bernard Drainville, qui a réitéré son soutien au projet Dumont Nickel. L’engagement financier des gouvernements est toujours attendu, bien que l’entreprise assure avoir répondu à toutes les exigences.
En entrevue avec MédiAT, le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana (CCIAH), Claude Balleux, s’est dit rassuré par le discours du ministre Drainville.
« Nous avions des préoccupations à l’approche de la période estivale, a-t-il mentionné. Nous espérions obtenir des réponses avant l’été. »
« Personnellement, j’ai trouvé la rencontre rassurante, a poursuivi M. Balleux. M. Drainville a indiqué clairement qu’il était favorable au projet et qu’il souhaitait le soutenir. À partir de ce moment, je crois que ses propos sont satisfaisants. »
Un soutien politique attendu
Concrètement, les promoteurs souhaitent que les gouvernements s’impliquent financièrement sous la forme d’une participation au capital-actions de l’entreprise. L’octroi des mégawatts, confirmé il y a quelques mois, est assorti d’une échéance. On espère donc que celle-ci pourra être prolongée.
« Nous ne sommes pas dans les secrets des dieux concernant tous les détails du projet, a-t-il poursuivi. J’imagine qu’il reste des éléments à éclaircir, mais du côté politique, nous avons senti une ouverture favorable et le son de cloche du côté de Dumont Nickel est également positif. »
Le chef de l’exploitation de Dumont Nickel, François Vézina, déclarait sur les ondes de Radio-Canada qu’après avoir reçu la liste des conditions à remplir pour obtenir le financement demandé, l’entreprise est toujours en attente d’une réponse. M. Vézina assure avoir tout mis en œuvre pour satisfaire chacune des exigences.
Une décision attendue rapidement
Ce dernier souhaite éviter que le projet ne tombe dans une impasse d’ici les prochaines élections. Le financement fédéral étant conditionnel à un engagement du Québec, la situation renforce le sentiment d’urgence.
Le préfet de la MRC d’Abitibi et maire d’Amos, Sébastien D’Astous, a quant à lui rappelé sur les ondes de Radio-Canada l’importance du projet. Selon lui, le ralentissement du secteur forestier et l’acceptabilité sociale dont bénéficie le projet devraient suffire à convaincre le gouvernement d’agir.
Un projet structurant pour la région
Dumont Nickel fait couler beaucoup d’encre depuis 2013. Pour la Chambre de commerce et ses membres, il ne fait aucun doute que ce projet structurant est attendu avec impatience.
« Chaque fois que nous organisons une activité en lien avec cette entreprise, les membres y participent avec beaucoup d’intérêt, a ajouté M. Balleux. Ce projet ouvre la porte à de belles perspectives de développement dans une nouvelle sphère de l’industrie minière. Il bénéficie également d’un fort appui du milieu et d’une acceptabilité sociale certaine. »
Dumont Nickel prévoit maintenant amorcer la construction de son projet à l’hiver 2027.